Etats-Unis: Un Américain exécuté dans le Missouri après un marathon judiciaire
Publié

États-UnisUn Américain exécuté dans le Missouri après un marathon judiciaire

Âgé de 56 ans, Carman Deck a été exécuté mardi après avoir été condamné à trois reprises à la peine capitale pour un double meurtre commis en 1996.

Lundi, le gouverneur du Missouri, Mike Parson, avait refusé de lui accorder sa clémence.

Lundi, le gouverneur du Missouri, Mike Parson, avait refusé de lui accorder sa clémence.

Getty Images via AFP

L’État du Missouri a exécuté mardi un homme condamné à trois reprises à la peine capitale pour un double meurtre commis il y a plus d’un quart de siècle. Carman Deck, 56 ans, a reçu une injection létale à 18h10 dans le pénitencier de Bonne Terre, dans le centre des États-Unis, a annoncé l’administration pénitentiaire de l’État.

Lundi, le gouverneur du Missouri, Mike Parson, avait refusé de lui accorder sa clémence et de commuer sa peine en réclusion à perpétuité, comme le demandaient des militants locaux. «Ce soir, la justice a été rendue», a commenté le gouverneur dans un communiqué après l’exécution, disant penser aux proches des «victimes innocentes de l’atroce violence de Carman Deck».

La Cour suprême des États-Unis avait également rejeté lundi un dernier recours de ses avocats, faisant de lui le 5e condamné exécuté aux États-Unis depuis le 1er janvier. En 1996, Carman Deck avait tué un couple de personnes âgées, James et Zelma Long, dans la banlieue de Saint-Louis. Il a toujours admis sa responsabilité dans le crime.

Enfance difficile

Selon le journal «Kansas City Star», dont les éditorialistes ont plaidé pour que sa peine soit commuée, la Cour suprême du Missouri avait annulé en 2002 le verdict d’un premier procès, au motif que ses avocats l’avaient mal défendu. Ils avaient notamment omis d’exposer son enfance difficile dans des familles d’accueil.

La Cour suprême des États-Unis avait invalidé en 2005 un deuxième procès, où il avait été présenté avec des entraves aux pieds, aux poignets et à l’abdomen susceptibles d’influencer la perception des jurés.

En 2008, il avait écopé de la peine de mort lors d’un troisième procès, mais la peine avait été invalidée en 2017 par une juge fédérale, au motif que toutes les preuves disponibles n’avaient pas été présentées aux jurés. Une cour d’appel avait toutefois restauré la décision en 2020, une décision ensuite confirmée par la Cour suprême de l’État.

(AFP)

Ton opinion