17.09.2020 à 04:37

États-UnisUn Américain poursuivi pour avoir apporté son soutien à l’EI

Entre 2015 et 2019, l’homme aurait cherché à fournir un soutien matériel à l’État islamique auprès duquel il aurait reçu une formation militaire.

Fin mai, environ 2000 combattants islamistes étaient toujours détenus par les forces syriennes. (Photo GIUSEPPE CACACE / AFP)

Fin mai, environ 2000 combattants islamistes étaient toujours détenus par les forces syriennes. (Photo GIUSEPPE CACACE / AFP)

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Un Américain a été inculpé par des procureurs à Washington, qui l’accusent d’avoir rejoint l’État Islamique (EI) en Syrie, selon un communiqué publié mercredi par le ministère américain de la justice. L’EI est classé par les États-Unis comme organisation terroriste.

Selon l’acte d’accusation, l’homme aurait cherché à lui fournir un soutien matériel entre 2015 et 2019. Le ministère affirme également qu’il a reçu une formation militaire de la part du califat autoproclamé.

«L’accusé est un citoyen américain qui a abandonné le pays qui l’a accueilli pour rejoindre l’EI en Syrie», a déclaré le procureur général par intérim au sujet du suspect, né au Kosovo. «Il devra désormais rendre des comptes devant une cour américaine».

L’homme a été capturé l’année dernière par les forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis, avant de faire l’objet d’une enquête menée par le FBI.

2000 djihadistes encore en Syrie

La question de la gestion des combattants étrangers de l’EI capturés en Syrie divise les gouvernements occidentaux. Les États-Unis poussent pour que les pays européens rapatrient et poursuivent leurs propres citoyens. Mais plusieurs pays, parmi lesquels la France, le Royaume-Uni et la Suisse, refusent le retour de membres de l’EI entraînés au combat.

Certaines nations européennes, comme le Royaume-Uni, ont même fait le choix de révoquer la citoyenneté des personnes suspectées de liens avec l’EI, une approche rejetée par les États-Unis.

À la fin mai, environ 2000 combattants islamistes étaient toujours détenus par les forces syriennes, un millier d’autres se trouvant en prison en Irak, parmi lesquels de nombreux citoyens européens, principalement des Français, des Britanniques et des Allemands.

(ATS/NXP)

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