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Assemblée du PBDUn an après sa création, le parti veut davantage montrer les crocs

Le Parti bourgeois démocratique (PBD), qui a fêté samedi son premier anniversaire, est prêt à en découdre et à se montrer plus mordant sur la scène politique.

Le président a appelé les 170 délégués réunis à Coire à s'engager davantage, notamment pour les PME et la classe moyenne.

Le PBD prône un comportement loyal et correct en politique; il a touché au coeur des milliers d'électeurs, a souligné Hans Grunder devant l'assemblée. Cela n'a pas empêché le président de la jeune formation d'encourager les sympathisants à passer à l'attaque, ni de critiquer le conseiller fédéral UDC Ueli Maurer.

Fin de l'état de grâce

«L'état de grâce est fini pour le ministre de la défense», a fait valoir M. Grunder. L'attitude et les déclarations d'Ueli Maurer ces dernières semaines ternissent l'image de l'armée. Le conseiller national s'est interrogé sur l'existence d'un plan B dans le cas où il faudrait effectivement renoncer à l'achat de nouveaux avions de combat faute d'argent.

A cela s'ajoutent les informations contradictoires concernant l'informatique militaire. Le Bernois doute par ailleurs de la qualité du rapport sur la politique de sécurité en préparation. «Nous exigeons de la clarté», a-t-il lancé en relevant l'attachement à l'armée de sa formation.

Bientôt treize sections

Créé par des dissidents de l'UDC après les remous autour de l'élection d'Eveline Widmer-Schlumpf au Conseil fédéral, le PBD compte aujourd'hui près de 6000 membres répartis dans dix sections cantonales. Le parti devrait prendre pied à Fribourg, Lucerne et Bâle-Campagne début 2010.

Hans Grunder a tiré un bilan positif de cette première année d'existence. Il en a aussi profité pour saluer l'action et la personnalité de la ministre de la justice, élue en décembre 2007 au détriment de Christoph Blocher.

Deux «non» et un «oui»

Mme Widmer-Schlumpf a répété devant les délégués du PBD les arguments du Conseil fédéral pour le «non» le 29 novembre à l'initiative populaire contre la construction de minarets. Ce texte porte atteinte aux droits fondamentaux et ne résout aucun problème, au contraire, a-t-elle plaidé.

L'assemblée a suivi le gouvernement pratiquement comme un seul homme. Elle a recommandé le rejet de l'initiative par 108 voix contre 3. Celle contre les exportations de matériel de guerre n'a pas eu plus de succès (112 voix contre et une pour). En revanche, les délégués ont accepté la modification de la constitution visant à réaffecter l'impôt sur le kérosène en faveur de l'aviation.

(ats)

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