Vaud - Un ancien agent de détention risque la prison ferme
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VaudUn ancien agent de détention risque la prison ferme

Le procureur a requis mercredi une peine de 30 mois d’emprisonnement, dont 6 mois ferme, contre un quinquagénaire accusé d’avoir profité de son poste pour entretenir des relations sexuelles avec deux détenues.


Une vue extérieure d’une partie de la prison pour femmes de la Tuilière à Lonay.


Une vue extérieure d’une partie de la prison pour femmes de la Tuilière à Lonay.

 Archives / 24 heures / Philippe Maeder

Le quinquagénaire qui comparaît depuis mardi devant le Tribunal correctionnel de La Côte (VD) est-il un prédateur qui exerçait des pressions psychologiques sur ses victimes ou un homme qui a cédé aux comportements provocateurs de ces femmes et entretenu avec elles des relations librement consenties? Mercredi, au second jour du procès d’un ancien agent de détention de la prison de la Tuilière, à Lonay, les plaidoiries des avocats des plaignantes et du prévenu ne semblaient pas dépeindre la même situation, relate «La Côte». Le quinquagénaire, qui était chef de l’atelier cuisine de la prison, est accusé de contraintes et relations sexuelles avec deux détenues. Ces dernières, d’origine brésilienne, n’ont pas assisté aux audiences: après avoir purgé leur peine, elles ont été expulsées de Suisse.

Les faits reprochés à l’agent de détention, qui a depuis été licencié, se sont déroulés entre décembre 2019 et février 2020. «J’ai dû mal interpréter la situation, je le regrette», a-t-il dit devant la Cour, regrettant ce qu’il qualifie aujourd’hui de «connerie monumentale». Dans son réquisitoire, le procureur a abandonné l’accusation de contrainte sexuelle, mais a retenu les actes d’ordre sexuel avec des personnes détenues, estimant que si consentement il y avait eu, il ne pouvait avoir été libre étant donné le rapport de dépendance qu’il y avait entre elles et l’agent de détention. Il a requis une peine de 30 mois de prison, dont 6 mois ferme. L’avocate de la défense a pour sa part plaidé l’acquittement. Le verdict sera rendu mardi.

Cette affaire avait été révélée au printemps 2020. Le Ministère public avait indiqué que deux collaborateurs de la prison de Lonay faisaient l’objet d’une enquête pour des agissements et comportements potentiellement constitutifs d’infractions à l’intégrité sexuelle des détenues. La seconde enquête est toujours en cours, selon une information de l’ATS, publiée mardi par «24 heures».

(jfz)

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