Guatemala: Un ancien général favori
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GuatemalaUn ancien général favori

Le Guatemala choisissait dimanche son président dans un duel du second tour opposant deux candidats de droite qui promettent de lutter contre la violence et la pauvreté.

Les derniers sondages accordent 58% des intentions de vote à cet ancien militaire de 61 ans, soit 17 points devant le jeune homme d'affaires Manuel Baldizon, 41 ans.

M. Perez est surnommé le «général de la paix» pour avoir négocié et signé les accords ayant scellé la fin de la guerre civile qui a fait 200'000 morts et disparus entre 1960 et 1996. Mais il s'est vu visé par des accusations de violations des droits de l'Homme pendant le conflit.

Quant à M. Baldizon, il est raillé par ses détracteurs pour ses convictions changeantes, lui qui fit partie d'une formation de gauche entre 2006 et 2008. Et il fait depuis peu l'objet de rumeurs de financement de son nouveau parti, le Lider, par l'argent des trafiquants de drogue.

Pas de candidat de gauche

Les deux candiats de droite sont parvenus à se hisser au second tour au terme de campagnes démesurément dispendieuses (22,5 millions de dollars pour M. Perez, et 13,7 pour M. Baldizon selon une ONG) pour ce pays où deux des 14 millions d'habitants survivent avec moins d'un dollar par jour. Ils ont obtenu respectivement 36% et 23% des suffrages au premier tour le 11 septembre.

Le scrutin était marqué par l'absence de candidat du parti de gauche au pouvoir après le rejet de la candidature de l'ex-épouse du chef de l'Etat, Sandra Torres, qui avait divorcé du président Alvaro Colom, limité à un seul mandat, pour pouvoir se présenter.

Au premier tour, les 7,3 millions d'électeurs guatémaltèques avaient également renouvelé les 158 députés du Congrès - d'où aucune majorité ne se dégage -, 333 maires et 20 représentants au Parlement centraméricain.

Violences

La campagne électorale a été émaillée de violences politiques ayant fait plusieurs morts depuis son coup d'envoi en mai. Le Guatemala est l'un des pays les plus dangereux du monde, avec 18 homicides enregistrés chaque jour.

La totalité des 24'000 agents de la police civile seront mobilisés pour assurer la sécurité des 16'700 bureaux de vote, qui devaient être ouverts de 7h00 à 18h00 locales (14H00 à 01h00 suisses).

(ats)

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