Actualisé 02.10.2013 à 09:36

Procès à Bâle

Un arnaqueur, violeur bientôt fixé sur son sort

Un Serbe de 48 ans comparaît depuis mardi devant la justice bâloise. Il est accusé de trafic de cocaïne, d'escroquerie et d'abus sexuels sur une ado de 15 ans.

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Le bâtiment du tribunal bâlois où tombera le verdict jeudi.

Le bâtiment du tribunal bâlois où tombera le verdict jeudi.

«Je n'ai rien fait», s'est défendu mardi un homme de 48 ans devant la justice bâloise. Arrêté en février 2013 à Saint-Gall, le Serbe est accusé de trafic de cocaïne, d'escroquerie et de viol. Les faits se sont déroulés entre 2002 et 2004. Le quadragénaire, qui s'était réfugié en Serbie jusqu'en février de cette année, a affirmé qu'il ignorait que la justice suisse le recherchait.

En 2002, le prévenu aurait simulé le vol d'une Mercedes appartenant à un de ses amis. Les deux hommes avaient des problèmes d'argent, écrit la «Basler Zeitung». L'accusé aurait engagé un conducteur pour que celui-ci «emprunte» la voiture d'une valeur de 100'000 francs pour aller en Serbie. Une fois arrivé sur place, il l'a garée dans un garage souterrain avant de «rentrer précipitamment» en Suisse en avion. Le conducteur a ensuite affirmé s'être fait voler les clés ainsi que l'auto. Mais l'assurance s'est rendue compte de l'escroquerie.

En 2003, le quadragénaire aurait approvisionné un groupe de jeunes filles - toutes mineures - en cocaïne. La soirée, bien arrosée, aurait ensuite viré au drame pour une ado alors âgée de 15 ans. Celle-ci aurait bu un mélange d'alcool et de MDMA, concocté par l'accusé. En pleur, elle a expliqué mardi que le Serbe avait fini par la violer dans le salon de l'appartement bâlois dans lequel ils se trouvaient. «C'est n'importe quoi. Ces filles ont fait de faux témoignages. Je suis victime d'un complot», s'est défendu le prévenu.

En 2004, le Serbe et un autre de ses amis ont trompé un Italien qui cherchait à obtenir une autorisation de travail en Suisse. Lors d'une rencontre l'accusé aurait affirmé que son ami était le chef de la police bâloise des étrangers. Dans un premier temps, les deux hommes auraient demandé 5000 francs à l'Italien. Plus tard, ils lui auraient demandé 20'000 francs supplémentaires, affirmant que la loi suisse avait changé et qu'il fallait désormais payer une caution. Interrogé mardi par la justice, l'Italien a affirmé que l'histoire ne lui paraissait pas louche: «Je pensais que la police suisse était corrompue comme partout ailleurs dans le monde.»

Le verdict devrait tomber jeudi matin.

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