Actualisé 26.11.2014 à 14:17

Hôpital d'Yverdon (VD)

Un audit confirme une surcharge et des tensions

Surcharge de travail, climat délétère et problèmes d'organisation: le bloc opératoire de l'hôpital d'Yverdon-les-Bains (VD) est sous le feu des critiques.

«Il y a un problème de climat de travail au bloc opératoire», a reconnu mercredi Jean-François Cardis, directeur général ad interim des Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (eHnv). Après un audit, confié à un expert indépendant, la direction a tenté de corriger le tir, en engageant du personnel supplémentaire.

Patients en hausse

Le bloc opératoire, qui compte quatre salles, fait face à une demande en hausse. La structure est trop petite et son organisation n'est plus «optimale» pour faire face au flux croissant de patients, a expliqué mercredi à l'ats le directeur. Résultat: pour traiter les urgences, en plus des opérations planifiées, le personnel accumule les heures supplémentaires, au-delà des 17 heures prévues par la convention collective de travail (CCT).

Pour les syndicats Syna et SSP, qui ont rendu l'affaire publique, cette organisation «chaotique» ne permet plus au bloc opératoire de remplir correctement sa mission de soins. Le personnel subit des pressions de certains cadres et la sécurité des patients est en jeu.

Sécurité des patients pas menacée

La direction «réfute complètement» le fait que la sécurité des patients est mise en cause. «Les études sur la prévalence des infections lors d'opérations de la hanche, du genou ou encore du colon montrent que nous sommes dans la moyenne nationale», a répliqué Jean-François Cardis.

Le directeur explique que du personnel a été engagé depuis juin pour faire face à l'accroissement de travail. Les heures supplémentaires restent désormais dans le cadre des limites de la CCT. D'autres mesures suivront. Un plan d'action s'étalant jusqu'en août 2015 a été présenté. Et un responsable du bloc opératoire va être prochainement engagé pour coordonner le flux de patients.

Insuffisant pour les syndicats

Pour les syndicats, ces mesures sont insuffisantes. «La direction doit prendre en compte l'aspect relationnel, pas seulement le côté organisationnel. Elle doit entendre la souffrance du personnel», a dit Thierry Lambelet, secrétaire syndical à Syna.

Les syndicats réclament la mise en place d'un management respectueux du personnel et conforme à la charte interne de l'hôpital. La direction doit prendre les mesures qui s'imposent face aux cadres responsables de la dégradation de l'ambiance de travail et de pressions sur les employés, écrivent-ils. (ats)

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