Nigeria: Un autre poste de police attaqué dans le sud-est du pays
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NigeriaUn autre poste de police attaqué dans le sud-est du pays

Après une évasion massive de détenus dans l’Etat d’Imo lundi, des assaillants ont libéré plusieurs hommes mardi à la suite d’un assaut dans la même région.

Lundi, des assaillants lourdement armés avaient déjà attaqué un commissariat à Owerri.

Lundi, des assaillants lourdement armés avaient déjà attaqué un commissariat à Owerri.

via REUTERS

Des hommes armés ont attaqué un poste de police dans le sud-est du Nigeria, ont annoncé mercredi la police et les médias locaux, peu après une évasion massive imputée à un groupe séparatiste dans la même région.

«Attaqué par des bandits»

Le poste de police de la localité d’Ehime Mbano, dans l’Etat d’Imo, a été incendié mardi après avoir été pris d’assaut, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police locale, Orlando Ikeokwu.

«Un autre poste de police a été attaqué par des bandits», a-t-il dit, faisant état de trois véhicules incendiés mais sans se prononcer sur d’éventuelles victimes.

Les médias locaux ont rapporté que des détenus avaient été libérés par les assaillants.

Les autorités imputent la récente multiplication des attaques contre les forces de sécurité dans le sud-est du Nigeria à un groupe qui milite pour l’indépendance de l’ethnie igbo, l’Ipob (Indigenous People of Biafra),

Les tensions restent fortes entre les groupes sécessionnistes biafrais – qui réclament un Etat indépendant dans le sud-est du pays – et le pouvoir central nigérian, 50 ans après la terrible guerre civile du Biafra (1967-1970) qui a fait près d’un million de morts, en majorité issus de l’ethnie igbo.

Opération avec l’armée

Lundi, des assaillants lourdement armés ont attaqué un commissariat à Owerri, également dans l’Etat d’Imo, permettant à plus de 1800 détenus de s’évader.

L’Ipob a démenti toute implication, mais la police a ordonné l’élimination de ce groupe illégal. L’armée a annoncé mercredi qu’une opération conjointe des forces de sécurité était en cours.

«Quiconque perpètre des violences ne représente pas l’esprit de progrès des habitants de cet Etat et de cette zone», a déclaré le vice-président Yemi Osinbajo lors d’une visite mardi dans l’Etat d’Imo à la suite de l’attaque d’Owerri, appelant à résister aux tentatives de les entraîner «dans le conflit et les troubles».

(AFPE)

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