Aéroport de Sion (VS): Un avion d'acrobatie finit sur le nez
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Aéroport de Sion (VS)Un avion d'acrobatie finit sur le nez

Un avion privé s'est retrouvé dans une fâcheuse posture à l'aéroport de Sion (VS), samedi, en fin de journée.

par
Catherine Bex

Un avion d'acrobatie a fait des siennes... au sol. Un CAP-10 a en effet terminé sa course sur le nez, à l'aéroport de Sion (VS), samedi, vers 19 heures. Le pilote valaisan et son passager, non identifié, étaient partis de Sion pour un vol local. C'est au moment de l'atterrissage que l'incident est survenu et que l'appareil s'est retrouvé dans cette délicate posture que l'on nomme un «demi-cheval de bois».

Trois sapeurs-pompiers de l'aéroport sont intervenus pour aider pilote et passager à s'extraire du cockpit. Mais aucun blessé n'est à déplorer. L'avion nécessitera en revanche une révision de son moteur et un contrôle général avant de pouvoir voler de nouveau.

Fermeture de la piste

Durant l'intervention des secours, la piste de l'aéroport a été fermée une cinquantaine de minutes. «Mais les perturbations n'ont pas été trop importantes, en raison de l'heure tardive de l'incident, qui est survenu une heure avant que nous fermions», précise Patricia Fellay, vice-directrice de l'aéroport de Sion. «Un avion en provenance de France a dû se dérouter. Quant aux planeurs, ils ont patienté en vol.»

Aucune enquête ne sera ouverte suite à cet incident, selon la vice-directrice de l'aéroport. «Les incidents de ce type ne sont pas fréquents. Cela arrive de temps en temps, tous les dix-huit mois environ. Au sol, les touchettes sont en revanche plus fréquentes.» Une analyse que partage également le président du Groupe de vol à moteur de Sion, dont était issu le pilote du CAP-10.

Pilote expérimenté

Quant au déroulement des faits, il est encore trop tôt pour en parler. «Je dois rencontrer le pilote lundi pour discuter avec lui», explique William Martinetti, président du club valaisan d'aviation. «Mais diverses raisons peuvent expliquer un tel incident: une vitesse trop élevée, un freinage trop brutal ou encore un problème technique.» Le pilote était pourtant expérimenté, selon William Martinetti. «Nos contrôles sont très stricts. Si, dans les trois mois, le pilote n'a pas volé avec l'avion qu'il souhaite emprunter, il doit refaire un vol avec un instructeur avant de partir.»

Le Groupe de vol à moteur de l'aéroport de Sion possède huit avions qu'utilisent 245 membres actifs, sur 340 au total. Deux mille deux cents heures de vol par an sont effectuées sur ces appareils. Le dernier accident mortel, selon le président du club, remonterait à cinq ou six ans.

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