Catastrophe évitée: Un avion d'Air France évite de peu un jet privé

Actualisé

Catastrophe évitéeUn avion d'Air France évite de peu un jet privé

Un avion d'Air France et un jet suisse ont dû réaliser une manoeuvre d'évitement en urgence peu après leur décollage mercredi de l'aéroport de Nice.

Le jet privé suisse n'avait pas suivi la procédure standard. L'incident qui remonte à mercredi, a été notifié au Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA).

Les faits se sont produits mercredi dernier à 16h38 au-dessus de Nice entre un Airbus A 319 d'Air France et un Cessna 525B Citation immatriculé en Suisse, a indiqué samedi la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), confirmant une information du «Journal du Dimanche».

Le biréacteur suisse, qui ralliait Milan (I), a décollé peu après l'appareil d'Air France. Le Cessna, plus léger et plus rapide, a rattrapé au décollage l'Airbus qui était devant lui, en coupant le virage du cap d'Antibes.

Le jet «est monté assez rapidement tout droit, et n'a pas suivi la procédure standard, en coupant le virage au-dessus du Cap d'Antibes», selon un communiqué de la DGAC. L'avion suisse a alors commencé à se rapprocher de l'appareil d'Air France, obligeant les deux pilotes à engager des manoeuvres d'évitement.

Grâce aux radars

Le risque «a été détecté par le contrôle aérien, par le système au sol anti-collision radar et par les systèmes en vol TCAS» (trafic collision avoidance system). Les pilotes ont été informés et ont «suivi leurs instruments de bord» leur indiquant «la procédure d'évitement».

Le pilote de l'Airbus a dû effectuer «une descente forcée» pour se retrouver «à 300 pieds - 90 mètres - en dessous» de l'autre appareil. Selon la DGAC, la distance mesurée par les enregistrements radars était de 400 pieds (120 m), mais les deux avions n'étaient pas l'un en-dessous de l'autre, mais décalés latéralement de 1,4 mille nautique (2,5 km)

Enquête du BEA

Une enquête a été demandée au Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), qui devra notamment «examiner pourquoi le pilote du Cessna n'a pas respecté la route normale ni répondu aux premières injonctions du contrôleur aérien», a déclaré la DGAC. Une porte- parole du Bureau a confirmé que le BEA allait «faire une analyse complète».

«Les procédures standards de prévention des collisions ont marché», a relevé Maurice George, directeur des services de la navigation aérienne à la DGAC, en précisant qu'il s'agissait là d'un «rapprochement hors norme». (ats)

Ton opinion