Philippines - Le crash d’un avion militaire fait près de 50 morts
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PhilippinesLe crash d’un avion militaire fait près de 50 morts

Quarante-six personnes au moins ont perdu la vie aux Philippines, quand un appareil qui transportait des militaires s’est écrasé sur l’île de Jolo. On dénombre des dizaines de blessés.

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L’avion militaire, de type C-130, s’est écrasé sur l’île de Jolo, aux Philippines, ce 4 juillet 2021.  

L’avion militaire, de type C-130, s’est écrasé sur l’île de Jolo, aux Philippines, ce 4 juillet 2021.

via REUTERS
L’avion militaire, de type C-130, s’est écrasé sur l’île de Jolo, aux Philippines, ce 4 juillet 2021.  

L’avion militaire, de type C-130, s’est écrasé sur l’île de Jolo, aux Philippines, ce 4 juillet 2021.

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L’avion militaire, de type C-130, s’est écrasé sur l’île de Jolo, aux Philippines, ce 4 juillet 2021.  

L’avion militaire, de type C-130, s’est écrasé sur l’île de Jolo, aux Philippines, ce 4 juillet 2021.

AFP

Au moins 46 personnes ont été tuées et des dizaines blessées, dimanche, dans l’accident d’un avion militaire philippin qui s’est écrasé après avoir manqué la piste d’atterrissage et pris feu dans le sud de l’archipel, selon les autorités.

Une centaine de personnes, pour la plupart de jeunes diplômés de l’armée, se trouvaient à bord de cet avion de transport C-130, qui s’est écrasé à la mi-journée sur l’île de Jolo, dans la province de Sulu. Certains soldats ont sauté de l’appareil en flammes avant qu’il ne s’écrase au sol et qu’il n’explose, a déclaré le major général William Gonzales, commandant de la force opérationnelle interarmées de Sulu.

Civils tués

Il s’agit d’un des accidents d’avion les plus graves dans le pays. «C’est un jour triste, mais nous devons garder espoir», a réagi le major général Gonzales. «Nous enjoignons la nation à prier pour ceux qui sont blessés et ceux qui ont péri dans cette tragédie.»

Parmi les morts figurent 43 soldats et trois civils, selon l’armée philippine, qui a précisé que 49 militaires et quatre soldats blessés ont été hospitalisés. Cinq membres des forces armées sont toujours portés disparus. Le chef des forces armées, le général Cirilito Sobejana, a expliqué que l’avion, qui transportait des militaires depuis Cagayan de Oro, sur l’île méridionale de Mindanao, a raté la piste d’atterrissage alors qu’il tentait d’atterrir. L’appareil a alors cherché à «regagner de la puissance, mais cela n’a pas réussi», a-t-il ajouté.

Pas un attentat

Il s’agit d’un accident et non d’un attentat, a insisté le porte-parole des forces armées, le général Edgar Arevalo, à la radio DZBB. Le porte-parole de l’armée de l’air, le lieutenant-colonel Maynard Mariano, a annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les causes de cet accident.

Des photos du lieu de l’accident, publiées par la force opérationnelle interarmées de Sulu, montrent la queue de l’avion endommagée et les débris fumants de la section arrière du fuselage près de cocotiers. Des images prises par la chaîne philippine Pondohan TV et publiées sur sa page Facebook montrent les décombres de l’avion qui a été détruit par les flammes. Un épais panache de fumée noire s’élève au-dessus des maisons situées non loin du lieu de l’accident.

Brisé en deux

L’avion s’est écrasé près d’une carrière située dans une région peu peuplée, a déclaré le lieutenant Jerrica Angela Manongdo, ajoutant que dimanche en fin d’après-midi, les opérations de secours étaient terminées.

Un lycéen, Almar Hajiri Aki, a raconté qu’il se tenait au bord d’une route quand il a entendu une «forte explosion» derrière lui. «J’ai pensé que notre maison avait été touchée», a déclaré le jeune homme de 21 ans, qui s’est précipité avec ses voisins pour aider à extirper les soldats des décombres. Selon les premiers éléments, l’avion a dépassé la piste d’atterrissage et s’est brisé en deux, a déclaré le lieutenant général Corleto Vinluan, chef du commandement de l’ouest de l’île de Mindanao.

Pour lutter contre le terrorisme

La plupart des passagers avaient récemment reçu une première formation militaire et avaient été envoyés sur cette île dans le cadre d’une force opérationnelle conjointe de lutte contre le terrorisme, dans cette région à majorité musulmane. L’armée est très présente dans le sud des Philippines, en raison des activités du groupe islamiste Abou Sayyaf, considéré comme une organisation terroriste par Washington. De sanglants attentats terroristes et des enlèvements de touristes étrangers et de missionnaires chrétiens sont attribués à cette organisation.

Le sénateur Richard Gordon a souligné que cet accident est le quatrième, cette année, ayant entraîné un «lourd bilan». «Achetons-nous des appareils en mauvais état avec l’argent du peuple?», s’est-il interrogé sur Twitter. Le porte-parole présidentiel, Harry Roque, a qualifié l’accident de «très malheureux», et le chargé d’affaires de l’ambassade américaine, John Law, a présenté ses «condoléances les plus sincères» aux familles des victimes.

Cet accident survient après qu’un hélicoptère Black Hawk s’est écrasé, en juin, lors d’un vol d’entraînement de nuit, tuant les six personnes qui étaient à bord. Trois pilotes et trois aviateurs étaient décédés lorsque leur S70-i s’est écrasé près du terrain d’entraînement de Crow Valley, au nord de Manille, ce qui a entraîné l’immobilisation de toute la flotte.

(AFPE)

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