06.08.2020 à 16:56

ZurichUn avion téléguidé fonce droit sur lui et lui lacère le visage

Un accident s’est produit mercredi quand un jeune homme de 23 ans a été sévèrement blessé par l’hélice d’un engin qui était piloté à distance, à 200 mètres de là où il se trouvait.

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Il travaillait certes à 200 mètres d’un terrain d’aviation miniature, mais probablement que ce jeune homme de 23ans n’aurait jamais pu imaginer qu’un jour, il allait risquer d’être défiguré par un petit avion en perdition. C’est ce qui s’est produit mercredi soir à Ottenbach (ZH). La victime s’affairait sur le toit d’une remorque de chantier quand un engin volant lui a foncé dans la tête, sans qu’il ne puisse l’éviter. «Son visage était tailladé. J’ai pu le faire descendre du toit, lui ne semblait même pas avoir compris ce qui lui arrivait. Il a perdu beaucoup de sang, mais c’est un gaillard solide», a raconté un de ses collègues au lendemain du drame.

Les secours ont dû intervenir en nombre. Le jeune homme a été héliporté par la Rega tant ses blessures étaient sévères. Du côté du club d’aviation miniature, qui compte environ 80 membres, c’est la consternation. Le directeur de l’aérodrome explique que les vols qui y décollent s’opèrent sans l’aide de GPS. «Nous volons uniquement à vue», dit-il. La distance entre le lieu de départ et le lieu de l’accident, 200 mètres, ne serait pas, selon lui, une anomalie. Il relève que les vols au dessus des zones habitées sont interdits. Le lieu de l’accident, lui, se situe dans un champ. Le pilote de l’avion, un homme âgé de 48 ans, a été identifié par la police et coopère dans l’enquête qui a été ouverte pour comprendre comme l’incident a pu se produire.

Pas de règle stricte

Selon la loi, aucun examen ni permis n’est nécessaire pour piloter un engin qui pèse moins de 30 kilos. La législation sur les drones est en revanche plus stricte. Interrogé sur le cas, l’Office fédéral de l’aviation civile estime qu’un durcissement de la législation sur les avions télécommandés n’est pas nécessaire. Des règles trop précises entraîneraient une augmentation significative de la charge de travail des autorités sans pour autant qu’elles n’aient un impact significatif sur la sécurité des utilisateurs et de leur environnement. Selon les données de l’OFAC, les accidents avec ce genre de modèles sont extrêmement rares.

(fss/dk/qll/her/ywe)

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