Actualisé 13.01.2019 à 18:44

Gilets jaunes

Un avocat interpellé pour «incitation à la rébellion»

Samedi, un avocat a été mis en garde à vue à Nancy pour avoir incité des gilets jaunes à la rébellion lors d'un rassemblement calme.

L'acte IX a été le théâtre de quelques heurts ici à Paris.

L'acte IX a été le théâtre de quelques heurts ici à Paris.

AFP

Un avocat a été interpellé et placé en garde à vue samedi pour «incitation à la rébellion» lors d'un rassemblement dans le calme de près d'une centaine de «gilets jaunes» à Nancy, a-t-on appris dimanche auprès du parquet.

La garde à vue de l'avocat, inscrit au barreau d'Epinal, a été levée samedi à 19:00 «sur instruction du parquet de Nancy», a indiqué à l'AFP François Pérain, procureur à Nancy. La procédure a été transmise au parquet, qui prendra une décision sur les suites à donner aux faits après en avoir pris connaissance dans son intégralité, a-t-il précisé.

Alors que des «gilets jaunes», dont le nombre a varié de 40 à 100, étaient rassemblés dans le calme sur la place de République, «un individu extérieur au rassemblement criait aux manifestants qu'il était avocat et (les) incitait à rompre le cordon de sécurité» mis en place par les forces de l'ordre, a relaté le procureur, confirmant une information de l'Est républicain.

Il les appelait aussi «à quitter les lieux en prétendant que la manoeuvre effectuée par la police, visant finalement à intimer aux manifestants de ne pas circuler sur la voie publique, était illégale», a-t-il ajouté. Il s'en est suivi «un mouvement de foule, certaines personnes entreprenant notamment d'enjamber les barrières mises en place et allant au contact des policiers qui les repoussaient sans difficulté», a décrit M. Pérain.

Le rassemblement des «gilets jaunes» était non-déclaré en préfecture donc «illicite», a-t-il rappelé. Placé en garde à vue pour «incitation à la rébellion», l'avocat a contesté «avoir exhorté les manifestants à rompre le dispositif de sécurité». Il a reconnu «s'être entretenu avec quelques manifestants et avec quelques membres des forces de l'ordre» et «avoir distribué des cartes (de visite) professionnelles à cette occasion», a-t-il ajouté. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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