Selon les écologistes australiens: Un baleinier japonais harponne un navire écologiste
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Selon les écologistes australiensUn baleinier japonais harponne un navire écologiste

Les écologistes australiens ont accusé samedi des Japonais d'avoir intentionnellement abordé l'un de leur bateaux dont la coque a été percée lors d'un nouvel incident dans l'Antarctique.

Selon l'association écologiste Sea Sheperd, un baleinier japonais, le Yushin Maru No.3, est entré en collision avec le navire écologiste Bob Barker au large du Cap Denley, dans les eaux australiennes de l'Antarctique, faisant une entaille d'un mètre au dessus de la ligne de flottaison. Personne n'a été blessé au cours de la collision.

Paul Watson, qui dirige la mission Sea Shepherd, a déclaré que l'incident prouvait que les Japonais poursuivaient leur «escalade de la violence», après la collision du 6 janvier au cours de laquelle le trimaran Ady Gil avait sombré. «Depuis que les baleiniers s'en sont sortis à bon compte après le naufrage scandaleux de l'Ady Gil, ils pensent qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent et ils semblent n'avoir aucun scrupule à mettre en danger les équipages de la mission Sea Shepherd» a poursuivi Paul Watson.

«Nous avons besoin que les gouvernements australien et néo-zélandais mettent en place et fassent appliquer la réglementation maritime dans ces eaux car, autrement, qui sait ce qu'ils feront la prochaine fois», a-t-il ajouté.

Immatriculé en Nouvelle-Zélande, l'Ady Gil, trimaran noir en carbone et kevlar pouvant atteindre 93 km/h, était utilisé par les écologistes pour harceler les harponneurs nippons en campagne dans l'Antarctique. Canberra et Wellington ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de la collision entre le Shonan Maru No.2 et l'Ady Gil et les raisons pour lesquelles le trimaran a été coupé en deux avant de sombrer sans laisser de trace.

Canberra a exprimé «ses plus vives inquiétudes» aux autorités japonaises concernant cette collision. Tokyo de son côté s'est plaint auprès du gouvernement néo-zélandais. Le baleinier et les écologistes se sont rejeté la responsabilité de cet incident. Sous couvert de recherche scientifique, le Japon s'affranchit du moratoire international sur la chasse à la baleine en vigueur depuis 1986, suscitant notamment l'ire de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande. (afp)

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