Actualisé 08.02.2018 à 20:24

AstronomieUn Bâlois bouleverse les fondements de l'univers

Un doctorant de l'Uni de Bâle fait actuellement la Une du renommé magazine «Science» avec une théorie révolutionnaire. Il remet notamment en question l'existence de la matière noire.

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daf/ofu
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Oliver Müller et sa théorie sur le mouvement des galaxies naines font la Une du magazine «Science». (8 février 2018)

Oliver Müller et sa théorie sur le mouvement des galaxies naines font la Une du magazine «Science». (8 février 2018)

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Le jeune homme et son équipe ont constaté que les galaxies satellites bougeaient selon un shéma de mouvements commun.

Le jeune homme et son équipe ont constaté que les galaxies satellites bougeaient selon un shéma de mouvements commun.

Christian Wolf & SkyMapper Team/Australian National University
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Et si la voie lactée ne fonctionnait pas comme les scientifiques le pensent? Et si la matière noire n'existait pas? C'est avec ces questions que le Bâlois Oliver Müller, 28 ans, titille les spécialistes en astronomie du monde entier, écrit «20 Minuten». Lui et son équipe basent leurs interrogations sur une théorie qu'ils ont développée et qui se retrouve actuellement en Une de «Science», le magazine scientifique le plus renommé du monde.

Jusqu'à présent, l'astronomie partait du principe que les petites galaxies entourant de grands systèmes stellaires étaient réparties aléatoirement et qu'elles bougeaient de manière chaotique. Autre théorie communément admise dans le milieu de l'astronomie: ces petites galaxies sont reliées entre elles par de la matière noire, invisible. Or, les découvertes d'Oliver Müller remettent tout cela en question.

Un «phénomène universel»

Après avoir étudié les constellations de la galaxie Centaurus A, le jeune homme et son équipe ont constaté que les galaxies satellites bougeaient selon un schéma de mouvements commun et qu'elles gravitaient autour de la galaxie mère. «Ce mouvement cohérent semble être un phénomène universel, qui nécessite de nouvelles explications», affirme le Bâlois. Sa découverte bouleverse non seulement tout ce qui était communément admis à ce sujet jusqu'à présent, mais remet également en question l'existence de la matière noire.

Oliver Müller fait actuellement sont doctorat à l'Uni de Bâle. Le jeune homme sera le dernier à recevoir un doctorat en astronomie à la haute école rhénane, explique la «Tageswoche». L'institut a en effet déjà été fermé il y a plusieurs années pour des questions d'économies. Raison pour laquelle le cursus du jeune homme a été intégré dans celui des physiciens. Le dernier professeur en astronomie prendra par ailleurs sa retraite en septembre.

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