Canton de Genève: Un banquier tente de tuer sa femme: peine alourdie
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Canton de GenèveUn banquier tente de tuer sa femme: peine alourdie

Selon les juges, le banquier a pris une part prépondérante aux faits. Il en est l'inspirateur.

Photo dillustration.

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Le gérant de fortune de 58 ans qui, avec l'aide de trois complices kosovars, a voulu tuer sa femme en février 2012, à Chêne-Bougeries (GE), a vu sa peine alourdie vendredi par la Chambre d'appel et de recours. Celle-ci passe à 14 ans de prison, contre onze ans en première instance.

Selon les juges, le banquier a pris une part prépondérante aux faits. Il en est l'inspirateur. Son mobile d'ordre financier est «ignoble». Il a manigancé pendant deux ans, demandant à ses complices de passer à l'acte. Jamais il n'a donné de contre-ordre, ni tenté d'arrêter «la folie criminelle» dont il a été l'initiateur.

Deux des trois complices du mari ont aussi vu leur peine s'alourdir. L'homme chargé des basses oeuvres, qui a étranglé la victime lorsqu'elle rentrait chez elle, l'attendant de nuit dans le jardin de sa maison, a été condamné à 13 ans de prison, contre onze ans en première instance.

Laissée pour morte

Ce géant, âgé de 30 ans, a fait preuve au moment de passer à l'acte d'une grande détermination. Il a laissé sa victime pour morte. Son cousin, qui l'a recruté, a également vu sa peine de prison s'allonger. Elle passe de 7 ans à 9 ans. Il a selon les juges fait preuve d'une grande froideur après les faits.

Enfin, l'entrepreneur kosovar, qui s'était lié d'amitié avec le gérant de fortune, lui vouant de l'admiration, a vu sa peine inchangée. La Chambre d'appel l'a condamné à 7 ans de prison. Les juges se sont étonnés du comportement inexplicable de cette personne, bien intégrée socialement, en Suisse depuis 27 ans.

La cour n'a cependant pas goûté le fait que l'entrepreneur ait menti en affirmant que le banquier était revenu sur sa décision d'éliminer sa femme. Rien dans le dossier ne permet d'étayer cette version, a estimé la Chambre d'appel. Au contraire, le gérant de fortune n'a cessé de réclamer un passage à l'acte.

L'entrepreneur n'a toutefois pas été arrêté et placé en détention à l'issue du procès en appel. Les juges ont en effet estimé qu'il n'y avait pas de risque de fuite du prévenu avant la fin de la procédure devant le Tribunal fédéral. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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