Actualisé 19.07.2020 à 23:06

Incendie de la cathédrale de NantesLe bénévole en garde à vue remis en liberté

L’homme placé en garde à vue après l’incendie de l’édifice religieux Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes a été libéré dimanche soir.

La désolation à l’intérieur de la cathédrale, après l’incendie survenu le 18 juillet 2020.

La désolation à l’intérieur de la cathédrale, après l’incendie survenu le 18 juillet 2020.

AFP

Au lendemain de l’incendie dans la cathédrale de Nantes (ouest de la France), un ressortissant rwandais, bénévole du diocèse, qui était entendu en garde à vue a finalement été remis en liberté dimanche soir, sans aucune poursuite.

L’enquête se poursuit pour déterminer l’origine du sinistre, samedi matin, dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul où ont été retrouvés trois départs de feu.

L’homme de 39 ans avait été entendu par la police car il était «chargé de fermer la cathédrale vendredi soir» et que les enquêteurs «voulaient préciser certains éléments de l’emploi du temps de cette personne», a expliqué dimanche à l’AFP Pierre Sennès, procureur de la République de Nantes. Mais finalement, il a été remis en liberté en soirée «sans aucune poursuite», a indiqué le procureur à l’AFP, confirmant une information du quotidien Presse Océan. «Il n’est pas impliqué dans la commission des faits», a assuré le procureur au quotidien.

Énigme

Le bénévole, qui intervient pendant les messes en tant que servant d’autel, est «venu se réfugier en France il y a quelques années», a expliqué à l’AFP le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois. «Je le connais depuis quatre ou cinq ans. J’ai confiance en lui comme en tous les collaborateurs», a-t-il ajouté.

L’organiste de la cathédrale, Michel Bourcier, 56 ans, a également expliqué dimanche à l’AFP «apprécier beaucoup cet homme extrêmement aimable, courtois, à l’écoute et d’une gentillesse infinie», ajoutant «être tombé des nues» en apprenant son interpellation.

L’origine du sinistre reste une énigme: aucune trace d’effraction au niveau des accès extérieurs n’a été constatée et trois points de feu distincts ont été repérés à l’intérieur de la cathédrale. Les experts en incendie, du laboratoire de police scientifique et technique, sont à pied d’œuvre dans le cadre de l’enquête ouverte pour «incendie volontaire».

«J’ai fini de jouer à 21 h 00 vendredi» et «tout était parfaitement normal, très calme. J’étais loin d’imaginer le drame qui allait survenir le lendemain», a témoigné l’organiste.

Traumatisme

Samedi, ce sont des passants qui ont alerté les pompiers de la présence de flammes sortant de la cathédrale, vers 07 h 45. Il a fallu environ deux heures aux sapeurs-pompiers pour circonscrire l’incendie, qui a principalement touché le grand orgue de cette cathédrale gothique, dont l’édification s’est étendue du XVe au XIXe siècle. L’incendie a également ravagé un tableau d’Hippolyte Flandrin.

Un peu plus d’un an après le traumatisme de l’incendie de Notre-Dame de Paris, le Premier ministre Jean Castex, accompagné sur place des ministres de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et de la Culture, Roselyne Bachelot, avait rendu samedi après-midi hommage «au dévouement et au très grand professionnalisme» de la centaine de sapeurs-pompiers mobilisés.

Dimanche après-midi, le parvis de la cathédrale a été rendu à la circulation, a constaté un journaliste de l’AFP. Les sapeurs-pompiers ont laissé la place aux enquêteurs dans la cathédrale, dont la façade est légèrement noircie au-dessus du porche.

(ATS/NXP)

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