Actualisé 16.10.2012 à 08:18

Cornavin

«Un braquage des plus sophistiqués»

Un homme a été jugé lundi pour avoir attaqué une succursale UBS, en septembre 2011. Un complice, soupçonné de lui avoir fourni l'arme était également sur le banc des accusés.

de
Faïrouz Khaïry
Poursuivi dans la rue par l'employé, l'accusé lui avait asséné un coup sur la tête, d'où les traces de sang devant l'agence. (photo: rle)

Poursuivi dans la rue par l'employé, l'accusé lui avait asséné un coup sur la tête, d'où les traces de sang devant l'agence. (photo: rle)

«C'est un voyou à l'ancienne! Il n'a voulu balancer personne mais on est persuadés qu'il a bénéficié d'une complicité à l'interne de la banque». C'est ainsi que l'inspecteur en charge de l'enquête décrit l'un des deux prévenus. L'homme comparaissait lundi pour avoir braqué la succursale UBS de Cornavin. Son complice lui aurait fourni l'arme et le scooter nécessaires au brigandage.

Rappel des faits

En septembre 2011, il avait pointé un pistolet sur la tempe d'un employé qui s'occupait de la recharge des billets de bancomats. Après lui avoir attaché les pieds et les mains et mis un scotch sur la bouche, il s'était emparé d'un sac contenant près d'un million de francs. Poursuivi dans la rue par la victime qui avait réussi à se détacher, l'accusé lui avait asséné un coup sur la tête. Stoppé dans sa course par l'employé, il avait finalement été arrêté par un agent de sécurité.

Muni d'un faux badge

«Ça fait 17 ans que je suis dans la police genevoise, je pense que c'est le braquage le plus sophistiqué que j'ai vu. Toute la préparation de ce brigandage a été réfléchie de manière extrêmement minutieuse», explique le policier venu témoigner. En effet, le prévenu s'était fait passer pour un employé d'une autre agence de la banque, muni d'un faux badge. «Le système informatique a certainement été piraté», ajoute l'inspecteur. Faisant preuve d'un sang-froid et d'un culot certains, le prévenu avait ainsi pu recueillir de nombreuses informations auprès des employés en se rendant plusieurs fois sur les lieux.

Le Ministère public a requis neuf ans de prison ferme pour l'accusé ainsi que trois ans pour son complice. le verdict sera rendu mardi.

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