Zurich: Un Britannique condamné pour une course sur l'A4
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ZurichUn Britannique condamné pour une course sur l'A4

Un Britannique avait été flashé sur l'A4, à plus de 180 km/h, lors d'une course automobile non autorisée à travers l'Europe. Il avait été arrêté par la police zurichoise.

Les bolides des trois Britanniques n'ont pas été confisqués car ils n'en étaient pas propriétaires.

Les bolides des trois Britanniques n'ont pas été confisqués car ils n'en étaient pas propriétaires.

AFP

Un Britannique de 41 ans a été condamné lundi à 13 mois de prison avec sursis par le tribunal d'arrondissement d'Affoltern (ZH). Il avait participé à une course automobile non autorisée sur l'autoroute et avait été flashé à plus de 180 km/h à hauteur de Wettswil (ZH).

Les faits remontent au lundi de Pentecôte 2017: le Britannique, au volant d'une Nissan GTR, participait à une course automobile non autorisée à travers l'Europe, une «cannonball». Il faisait la course avec deux de ses compatriotes, lorsqu'il avait été arrêté par la police zurichoise.

Le Ministère public lui a reproché d'avoir commis une violation grave des règles de la circulation routière. Certes, la vue était dégagée, mais les trois chauffeurs ne connaissaient pas la route. En outre, ils conduisaient de manière très dangereuse au milieu du trafic dense du lundi de Pentecôte: ils ont ainsi créé un risque élevé de collision, selon le procureur.

En créant un risque d'accident pouvant entraîner la mort et en participant à une course de vitesse illicite, le Britannique encourait jusqu'à quatre ans d'emprisonnement. Outre sa peine de prison avec sursis, il devra s'acquitter des frais liés au procès, soit 12'000 francs.

Trois mois de préventive

Les trois participants à la course automobile se sont retrouvés plusieurs mois derrière les barreaux en attendant leur procès. Le Britannique de 41 ans, absent lundi lors du verdict, avait passé 89 jours en détention préventive.

Le juge a estimé que «ce temps relativement long» était toutefois nécessaire à l'enquête. En effet, il a fallu du temps pour extraire et analyser les données des voitures. Les bolides n'ont pas été confisqués, comme le permet désormais la loi en cas de violation grave des règles de la circulation, car les trois Britanniques n'en étaient pas propriétaires.

Le principal intéressé a accepté une procédure simplifiée, ce qui implique qu'il a reconnu les faits. Ses deux comparses avaient également opté pour une telle procédure accélérée, mais sont ensuite revenus sur leurs pas. Le ministère public est toujours en train d'instruire leurs dossiers. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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