Lausanne - Un cactus du mépris décerné à la direction de l’UNIL
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LausanneUn cactus du mépris décerné à la direction de l’UNIL

Des étudiants du syndicat SUD ont bruyamment dénoncé la gestion de la crise de la pandémie à l’Université, jeudi à midi sur le campus. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu…

par
Frédéric Nejad Toulami
Le cactus du «mé-prix» proposé par de jeunes militants.

Le cactus du «mé-prix» proposé par de jeunes militants.

FNT

«Les annonces de la direction de l’UNIL durant la crise du coronavirus? Un grand foutage de gueule!» Le ton était donné ce jeudi midi face au bâtiment Unicentre, où siège la direction de l’UNIL. Une petite vingtaine d’étudiants (pour plus de 16’000 inscrits à l’Université lausannoise en 2020-2021) sont venus chanter et lancer slogans et diatribes à l’aide d’un mégaphone au volume poussé au maximum. Leurs doléances pêle-mêle: leurs revendications n’ont pas été prises en considération par une direction qui n’a pas pris de bonnes décisions et qui s’est contentée de visioconférences avec eux.

FNT

La direction a changé d’avis

Ces jeunes femmes et jeunes hommes ont alors organisé cette «cérémonie pour récompenser, c’est-à-dire à dénoncer, la gestion de crise dont les étudiants ont fait les frais au cours de ces longs mois de pandémie à l’UNIL». Et d’en profiter pour dénoncer aussi «la politique antisyndicale de l’Université de Lausanne».

Dans un premier temps, la direction de l’UNIL s’était dite prête à les recevoir avec leur cactus, avant de changer d’avis en raison du caractère public voulu par le syndicat SUD qui aurait empêché un dialogue utile et constructif.

«On s’en bat les couilles, mec!»

Mais un autre imprévu s’est produit durant la manifestation qui se tenait à deux pas de la bibliothèque universitaire où des centaines d’étudiants révisaient. «Eh, les gars, vous ne pouvez pas faire moins de bruit avec votre mégaphone, ou aller ailleurs, parce que là nous essayons de travailler juste à côté?» est venu poliment demander un jeune à la veille de ses examens. Brève gêne, puis celui qui tenait le mégaphone bredouille un «OK, on va essayer», avant qu’une de ses camarades et son voisin ne balancent un «On s’en bat les couilles, mec!» Puis leur diatribe sur le mépris a recommencé.

Derrière la poignée de manifestants, la bibliothèque qui accueille des centaines d’étudiants en train de réviser.

Derrière la poignée de manifestants, la bibliothèque qui accueille des centaines d’étudiants en train de réviser.

FNT

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