Irak-Syrie: Un cadre présumé de l'EI arrêté au Pakistan
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Irak-SyrieUn cadre présumé de l'EI arrêté au Pakistan

Les services de renseignement pakistanais ont arrêté un cadre présumé de l'organisation Etat islamique (EI) et deux de ses complices dans la ville de Lahore (est).

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29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

Osamah Waheeb
31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

Keystone/AP
24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

Thaier Al-sudani

Des sources sécuritaires ont annoncé tard mercredi soir l'arrestation à Lahore, deuxième ville du pays, de Yousaf al-Salafi, un Pakistano-Syrien d'environ 40 ans, d'un imam, Hafiz Tayyab, et d'un autre complice identifié comme «Docteur» Fuwad, recrutant des jeunes pour les envoyer combattre auprès de l'EI en Syrie.

«Pendant l'enquête, il a admis mettre en place les opérations de l'EI au Pakistan», a indiqué une source sécuritaire requérant l'anonymat, suggérant ainsi que Yousaf al-Salafi était un cadre, voire l'architecte de l'EI au Pakistan.

Yousaf al-Salafi était entré au Pakistan il y a cinq mois, par un vol en provenance de Turquie. Au cours des derniers mois, il aurait rencontré des talibans pakistanais dans les zones tribales du nord-ouest, un repaire de groupes islamistes armés situé à la lisière de l'Afghanistan.

Ecoles coraniques

Avec l'aide de ses complices, il a fréquenté des écoles coraniques à Sialkot et Gujranwala, au Pendjab (est), afin d'y recruter de jeunes Pakistanais pour garnir les rangs de l'EI, et recevait même 600 dollars par recrue envoyée en Syrie, selon cette source sécuritaire. Il n'a pas été possible de confirmer ces informations de sources indépendantes.

Au cours des derniers mois, des responsables afghans et pakistanais ont fait état de craintes d'une contagion de l'EI dans la région alors que s'ouvre une période d'incertitude avec la fin de la mission de combat de l'Otan en Afghanistan.

Des tracts appelant à rallier l'EI ont fait leur apparition au cours des derniers mois dans le nord-ouest du Pakistan et le sud de l'Afghanistan.

Parcours fictif d'un combattant déçu

Dans la dernière édition de «Dabiq», son magazine de propagande, l'EI raconte le parcours d'un combattant arabe, présenté comme réel mais qui pourrait être fictif, déçu de son expérience auprès des talibans afghans et d'al-Qaïda dans les zones tribales pakistanaises.

Le «témoignage» tire à boulets rouges sur les coutumes «tribales» et «non islamiques» des talibans afghans, et les «méthodologies pacifistes» encouragées par Al-Qaïda, mais vante les talibans pakistanais du TTP, présentés comme «parmi les meilleurs moudjahidines (combattants, ndlr) de la région».

Allégeance à l'EI

Une dizaine d'ex-cadres talibans, principalement pakistanais, ont plaidé «collectivement» allégeance au groupe Etat islamique (EI), qui a proclamé un califat sur une partie de la Syrie et de l'Irak, et à son chef Abou Bakr al-Baghdadi, dans une vidéo diffusée au début du mois sur des forums jihadistes.

Dans cette vidéo en arabe adressée à la direction de l'EI, ces jihadistes affirment être localement menés par Saeed Khan, un combattant de la zone tribale d'Orakzai, dans le nord-ouest pakistanais, sans jamais mentionner le nom de Yousaf al-Salafi.

(afp)

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