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Coupe du mondeUn Canadien décroche la palme du poissard

Lorsque tout se ligue contre vous, il n'y a plus grand-chose à faire. Manuel Osborne-Paradis, deux fois sur le podium sur le Lauberhorn, en a fait la cruelle expérience dans l'Oberland samedi.

par
J.-Ph Pressl-Wenger
Wengen
Septième à Val Gardena en décembre, Manuel Osborne-Paradis a cumulé les événements malchanceux dans la descente du Lauberhorn.

Septième à Val Gardena en décembre, Manuel Osborne-Paradis a cumulé les événements malchanceux dans la descente du Lauberhorn.

Troisième en 2008 et deuxième en 2010, le sympathique descendeur canadien de presque 29 ans espérait enfin décrocher le graal cette année sur le Lauberhorn. L'avant-veille de la course il y croyait encore. «C'est bien d'être de retour à Wengen. Et comme d'habitude, j'ai foiré mes entraînements. Mais d'habitude, en course, ça passe», avait-il prédit dans un sourire jeudi. Malheureusement pour lui, son rendez-vous programmé avec la gloire sur le Lauberhorn ne s'est pas tout à fait passé comme prévu.

Dans un tweet plutôt explicite, Osborne-Paradis a laissé libre cours à sa frustration.«F..k, F..k, F..k ! Cela résume ma journée. Pas cool de regarder la course depuis le bord et que l'hélico oublie de venir vous chercher.» Parti avec le dossard 42, il effectuait une descente correcte jusqu'au moment où il a été contraint de s'arrêter. Un concurrent précédent avait obligé les organisateurs à interrompre la course. L'incident se produit régulièrement. Manuel Osborne-Paradis a ensuite dû attendre durant plus de vingt minutes, que l'hélicoptère le ramène au sommet. Lorsque l'on sait que le Lauberhorn constitue la plus longue descente de la Coupe du monde, un deuxième départ vous fusille les jambes et noie tout espoir de résultat satisfaisant.

Abandon

«Lors de sa deuxième descente, il a fait une grosse faute dans le Kernen-S, a raconté le responsable médias de l'équipe du Canada Marc Habermann. Au lieu de sortir de ce passage à plus de 70 km/h, il s'est retrouvé debout, avec une vitesse de moins de 20 km/h. Il a alors préféré jeter l'éponge.»

Devoir s'arrêter, puis attendre sur l'hélicoptère a aussi usé les ressources mentale du Canadien. «Il était évidemment très fâché, a poursuivi Habermann. Ni sa motivation, ni sa concentration n'étaient suffisantes pour continuer après son erreur. Cela n'en valait plus la peine.»

Le skieur de Vancouver avait été victime d'une fracture du péroné gauche et d'une déchirure du ligament croisé antérieur du genou gauche en chutant lors de la descente de Chamonix, le 29 janvier 2011. «Manny» s'était ensuite battu pour revenir, passant notamment par des courses FIS. Son 7e rang décroché à Val Gardena en décembre dernier l'avait un peu rassuré quant à ses capacités.

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