Pollution: Un capteur pour mesurer la présence de microplastiques dans les océans
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PollutionUn capteur pour mesurer la présence de microplastiques dans les océans

Le CSEM à Neuchâtel développe un capteur pour détecter et mesurer de façon continue et autonome le taux de microplastiques dans l’eau.

Chaque année dans le monde, 5 à 13 millions de tonnes de plastique aboutissent dans les océans, selon les scientifiques.

Chaque année dans le monde, 5 à 13 millions de tonnes de plastique aboutissent dans les océans, selon les scientifiques.

Getty Images/iStockphoto

Dans le cadre du projet européen Nautilos, le CSEM (Centre suisse d'électronique et de microtechnique) à Neuchâtel développe un capteur pour détecter et mesurer de façon continue et autonome la présence de microplastiques dans les mers et les océans. Ce dispositif devrait être implanté avec une dizaine d’autres instruments dans une «FerryBox», qui sera placée d’ici 2023 sur plusieurs bateaux, au départ de Norvège. Le capteur effectuera des mesures de manière autonome plusieurs fois par jour sur un trajet répété, afin d’établir des cartes de la pollution marine.

«La technologie nécessaire à l'acquisition de données systématiques fait actuellement défaut et ces données sont cruciales pour étudier les effets à long terme et les tendances de la distribution des microplastiques dans l'océan », commente Bert van Bavel, responsable scientifique au Norwegian Institute for Water Research (NIVA), dans un communiqué du CSEM diffusé mercredi.

Réaction colorée

Sur le terrain, un système fluidique développé par l'organisation partenaire NIVA, filtrera les particules
de l'eau de mer, éliminera les micro-organismes et colorera les microplastiques avec un colorant fluorescent. À intervalles réguliers, ces échantillons de plastique coloré seront passés dans le dispositif de détection du CSEM, où le plastique émettra une lumière d'une couleur et d'une intensité spécifiques en fonction de la nature et de la taille de la particule.

«Nous visons à fournir une technologie capable de détecter des particules d’une taille comprise entre 30 à 300 micromètres, et idéalement, de pouvoir distinguer les différents types de plastique », explique Stefano Cattaneo, chef de section au CSEM. «Il existe toutefois encore de nombreux obstacles à surmonter pour réaliser un système de capteurs autonomes pouvant être déployé sur un bateau et fonctionner en continu pendant des semaines sans intervention humaine», poursuit-il

(comm/gma)

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9 commentaires
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Beurk

08.04.2021, 16:27

Cette image me rappelle le Vietnam, sur une plage "privée" d'un vraiment magnifique hôtel 5* un type passait avec une brouette et ramassait les déchets venus de la mer, les déversait sur un tas bien caché derrières des arbres et mesurant 17 mètres de haut (nous l'avons mesuré) et repassait dans l'autre sens pour faire pareil et déverser sur un autre tas presque aussi haut le contenu de sa brouette, je l'ai vu faire cela inlassablement durant des mois... déchets en tous genres, en moins d'une heure : câbles plastifiés, gobelets, langes, sachets, préservatifs, poupées, ampoules, bouteilles, filets de pêche, tongues, palmes, rames, et même un mannequin en matière plastique. Le pire c'est que des touristes se baignaient, dans cette eau on ne voyant pas a 10 cm tant elle était brune.

On ne peut plus vivre en Suisse

08.04.2021, 12:16

Bientôt aussi des capteurs pour vérifier qu'on ne respire pas trop. Laissez nous vivre!

Kortnov

08.04.2021, 09:21

C'est plus un pas vers une certaine prise de conscience qu'autre chose mais cela reste positif ! Très regrettable que les "états" capables de désarmer de nombreux navires (de guerre ou autre) ne soient pas capables d'en refondre une partie pour s'attaquer au continent flottant de plastiques (le fric serait il à nouveau au rdv ? 🤣🤣) 🙃 Ce point de vue est perso 🙂Mon café et excellent 😃🌞☮️