Un carnaval hot enchaîné aux traditions sadomaso
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Un carnaval hot enchaîné aux traditions sadomaso

LAUSANNE – Avec des scènes très chaudes, le carnaval du MAD, baptisé «Qarnaval», a repoussé les tabous du clubbing populaire.

Samedi soir, le MAD a fait le plein et offert une soirée sulfureuse. Cet événement a rassemblé des clubbers habillés de latex et de chaînes. D'autres plus nymphos ont exhibé de maginifiques tatouages sur les podiums.

Juchés dans des cages, les Zurichois de Life Is A Bitch ont assuré un show non-stop avec bondage japonais, mises en scène sadomaso et... simulations d'actes sexuels.

Des femmes encordées et baillonnées ont offert un étrange spectacle. L'une d'elles s'est fait verser de la cire chaude sur la langue. Plus loin, un acteur se plante des seringues dans le bras.

Devant ce «jeu récréatif», un clubber blasé s'exprime: «Année après année, les shows deviennent de plus en plus prudes.» Quelques minutes plus tard, il reste bouche bée devant un homme barbu qui fait des cunilingus à plusieurs femmes.

Dans ce cadre déluré, DJ Radi Tabasco coupe la musique plusieurs fois. «Les clubbers sont scotchés sur les cages. Quand je coupe, cela les ramène à la réalité», dit-il.

DJ Sir Colin a fini la nuit avec un mix de morceaux r'n'b sur des beats electro et house. Joli mélange des genres! A l'étage, à la Zapoff Gallery, ambiance cosy mais tout aussi chaude, une femme nue se laisse peindre tout le corps. Au sous-sol, des chippendales et des shows improvisés de table dance complètent la panoplie des animations. Une soirée politiquement incorrecte...

Juan Caido

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