Actualisé 01.12.2019 à 05:54

Inde

Femme violée puis brûlée: le pays est sous le choc

Des manifestations de protestation ont été organisées dans plusieurs villes indiennes suite au décès d'une jeune femme, brûlée après avoir été violée par ses agresseurs.

Selon des chiffres officiels, plus de 32'000 viols ont été déclarés en 2017 en Inde.

Selon des chiffres officiels, plus de 32'000 viols ont été déclarés en 2017 en Inde.

AFP

Des centaines de personnes ont fait le siège samedi d'un commissariat en Inde où se trouvaient quatre hommes arrêtés pour le viol collectif et le meurtre d'une jeune femme. Le pays est régulièrement ébranlé par ce genre d'affaires sordides.

Des renforts de police ont dû intervenir pour assurer la sécurité du commissariat d'Hyderabad (sud). Les quatre suspects devaient comparaître devant un magistrat plus tard dans la journée de samedi. Parallèlement, des policiers ont repoussé à coups de bâtons une foule venue se rassembler devant le bâtiment d'Hyderabad où la jeune vétérinaire âgée de 27 ans aurait été suppliciée et son corps brûlé.

Selon la police, la jeune vétérinaire avait été enlevée mercredi soir au moment où elle reprenait son scooter. Les quatre hommes auraient crevé l'un des pneus de son scooter en son absence puis lui auraient proposé leur aide à son retour.

La victime a appelé sa soeur cadette pour lui expliquer qu'elle était en panne et qu'un groupe d'hommes lui avaient proposé de réparer son scooter, se disant «effrayée» selon le témoignage de cette soeur à la police. La soeur a voulu ensuite la rappeler mais son téléphone était débranché. Selon la police, les restes carbonisés du corps de la jeune femme ont été découverts jeudi matin. Le corps avait été placé dans une couverture puis arrosé d'essence avant d'être incendié.

«Un viol toutes les 20 minutes»

Malgré l'arrestation rapide des quatre suspects, l'affaire a révulsé le pays où les violences sexuelles font régulièrement la Une depuis le viol collectif d'une étudiante à bord d'un autobus à New Delhi en 2012, qui avait suscité une indignation internationale.

Des manifestations de protestation ont été organisées dans plusieurs villes outre Hyderabad et l'affaire a suscité des dizaines de milliers de commentaires sur Twitter.

Un ministre du Telegana, l'Etat où se trouve Hyderabad, a provoqué la colère de groupes féministes en déclarant que la jeune femme aurait pu être sauvée si elle avait appelé la police plutôt que sa soeur. «Maintenant, on fait porter la faute à la victime», s'est insurgée Swati Maliwal, cheffe de la Commission des femmes à Delhi.

Selon des chiffres officiels, plus de 32'000 viols ont été déclarés en 2017. Mais les experts estiment le nombre réel bien supérieur. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!