Actualisé 21.09.2016 à 12:18

SyrieUn centre médical touché par un raid aérien

Quatre membres syriens d'une ONG basée en France ont perdu la vie lors d'un bombardement près d'Alep, dans la nuit de mardi à mercredi.

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La France a décidé de relancer l'idée d'une saisine de la Cour pénale internationale (CPI) sur les crimes commis en Syrie. (Lundi 10 octobre 2016)

La France a décidé de relancer l'idée d'une saisine de la Cour pénale internationale (CPI) sur les crimes commis en Syrie. (Lundi 10 octobre 2016)

Keystone
Le président américain réfléchit à des sanctions contre le régime  de Damas et la Russie pour faire stopper la catastrophe humanitaire  à Alep. (7 octobre 2016)

Le président américain réfléchit à des sanctions contre le régime de Damas et la Russie pour faire stopper la catastrophe humanitaire à Alep. (7 octobre 2016)

Reuters
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence vendredi après que l'envoyé spécial pour la Syrie Staffan de Mistura a lancé un cri d'alarme jeudi. (Vendredi 7 octobre 2016)

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence vendredi après que l'envoyé spécial pour la Syrie Staffan de Mistura a lancé un cri d'alarme jeudi. (Vendredi 7 octobre 2016)

Keystone

Un raid aérien a touché dans la nuit de mardi à mercredi un centre médical près d'Alep, dans le nord de la Syrie. Quatre membres syriens d'une ONG médicale basée en France ont été tués dans cette attaque, a indiqué mercredi cette organisation.

Deux infirmiers et deux ambulanciers ont trouvé la mort dans ce raid qui a touché le centre à Khan Touman mardi à 23H00 (22H00 suisses). Un autre infirmier se trouve dans un état critique, a précisé l'Union des organisations de secours et de soins médicaux» (UOSSM). Ce bilan pourrait s'alourdir en raison de la présence de victimes sous les décombres, a-t-elle précisé.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), le raid a aussi tué «neuf membres de l'Armée de la Conquête» qui travaillaient dans le centre médical. Ce groupe rebelle inclut le Front Fateh al-Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) et d'autres groupes islamistes. L'OSDH n'était pas en mesure d'identifier la nationalité des avions ayant participé aux frappes.

Bâtiment «complètement détruit»

«En raison de l'intensité des frappes, les trois niveaux (du bâtiment du centre médical) se sont effondrés et sont complètement détruits», a indiqué dans un communiqué Ahmed Dbais, le directeur de l'UOSSM. Ce point médical offre des services médicaux d'urgence à 750 blessés par mois, selon l'ONG.

L'UOSSM rassemble des médecins de la diaspora syrienne opérant dans les zones rebelles.

Après une trêve fragile qui a duré une semaine, les violences ont repris de plus belle mardi sur les fronts de guerre en Syrie, notamment dans la province septentrionale d'Alep avec des frappes aériennes intenses du régime et de son allié russe sur les secteurs contrôlés par les rebelles.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, la Syrie est le pays le plus dangereux pour les personnels soignants avec 135 attaques contre des centres médicaux en 2015. (nxp/ats)

Alep bombardé

Des dizaines de frappes aériennes du régime syrien et de son allié russe ont visé la ville d'Alep dans la nuit de mardi à mercredi, ont rapporté une ONG et l'AFP. Ces bombardements interviennent deux jours après l'annonce par Damas de la fin du cessez-le-feu en Syrie.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état de «dizaines de raids» sur Alep (nord) et ses environs, sans fournir de bilan de victimes dans l'immédiat. Un journaliste de l'AFP dans la partie rebelle de la deuxième ville de Syrie a lui compté «au moins 100» explosions entre minuit et 05H00 du matin.

Un immeuble de six étage s'est effondré complètement dans le quartier rebelle de Soukkari, a-t-il indiqué. «Il n'y avait dans l'immeuble que deux frères», a expliqué Abou Ahmad, qui vit dans un bâtiment voisin, en dégageant les gravats sur le trottoir.

(NewsXpress)

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