Vaud: Un chanvrier écope de 36 mois d'emprisonnement
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VaudUn chanvrier écope de 36 mois d'emprisonnement

Le Tribunal cantonal vaudois a condamné lundi un ancien chanvrier à 36 mois d'emprisonnement, dont 18 ferme, principalement pour infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants.

En septembre 2012, l'homme a été condamné en première instance à 31 mois et demi de prison, dont 12 ferme, par le Tribunal criminel de l'Est vaudois. L'appel du Ministère public, qui a requis 7 ans d'emprisonnement, a été partiellement admis. Il n'envisage «à priori» pas de recourir contre cette décision. Entre juillet et avril 2012, il a cultivé dans un hangar de Forel (VD) et vendu de très importantes quantités de chanvre.

Mentalité détestable

Le Tribunal cantonal a insisté sur la culpabilité du condamné, qui «n'a pas hésité à violer des interdictions de justice», «à exposer des ouvriers à des risques, à les payer au lance-pierres», en usant de «méthodes d'un autre temps».

L'homme, qui a fait preuve d'une «mentalité détestable», a poussé l'«appât du gain» au point de «maltraiter des personnes qu'il a fait travailler jusqu'à 18 heures par jour». S'il n'avait pas avoué pleinement les faits qui lui sont reprochés, les juges n'auraient «pas hésité» à prononcer une peine incompatible avec le sursis.

Larges quantités

Dès juillet 2008, l'homme a cultivé des plantons de chanvre et de plantes mères dont la teneur en THC, comprise entre 7 et 20%, était largement supérieure aux normes fédérales. Il les revendait ensuite à des commerces spécialisés autorisés par l'administration.

Au total, il a produit et écoulé des dizaines de milliers de plantons de chanvre et de boutures, et des milliers de plantes mères. Il a aussi produit plusieurs kilos de têtes séchées directement destinées à être consommées comme stupéfiants. Au total, son commerce a généré un chiffre d'affaire de près d'un million de francs.

Mise en danger des employés

Malgré deux séquestres prononcés en décembre 2008 et juin 2009, plusieurs interpellations et la destruction de sa marchandise en septembre 2009, le chanvrier a poursuivi son activité délictueuse. Il a aussi employé et hébergé des étrangers sans permis de travail dans des conditions très dangereuses, entreposant plusieurs bombonnes de gaz dans son hangar.

A l'audience, il a assuré avoir «cessé définitivement» toute culture de chanvre. Son avocat s'est dit «satisfait» par le jugement. (ats)

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