Morges (VD): Un «check» qui coûte la peau des fesses
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Morges (VD)Un «check» qui coûte la peau des fesses

Des taximen ont reçu une amende pour non-respect de la distanciation sociale qui leur paraît trop sévère. La police estime n’avoir fait qu’appliquer la loi.

par
Abdoulaye Penda Ndiaye
DR

Ils ont papoté devant la gare en observant les distances requises. Au moment de se quitter, ils ont fait un «check», poing contre poing. C’est là que deux policiers ont surgi: amende de 100 fr. par personne. L’affaire remonte au 24 avril mais les taximen morgiens ne décolèrent pas: trois des quatre concernés sont leurs collègues.

«Les agents étaient à 30 cm l’un de l’autre»

«Les agents, eux, étaient à 30 cm l’un de l’autre et je le leur ai dit. Ils ont voulu se faire du fric facile», peste un des mis en cause. Des témoins de la scène ont corroboré à «20 minutes» les déclarations de ce taximan. «Dans le cadre des enquêtes qu’ils mènent, les policiers nous demandent des renseignements tout le temps. C’est honteux que ces agents traitent ainsi mes collègues», fustige un professionnel. Selon nos renseignements, au moins deux membres du quatuor impliqué dans l’affaire vont s’opposer à cette amende. Ce n’est pas le cas de Luigi*, qui a déjà réglé la douloureuse. «J’estime que c’est incorrect mais j’ai décidé de passer à la caisse. Sinon, je sais que les policiers me le feraient payer beaucoup plus cher pour des détails. Quand on cherche, on trouve», a-t-il fulminé.

«L’amende est justifiée. Le «check», même des coudes, n’est pas autorisé. Il faut aussi se remettre dans le contexte du 24 avril: la loi était appliquée plus strictement qu’aujourd’hui», a réagi Clément Leu, commandant de Police Région Morges.

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