Irak: Un chef anti-Qaïda menace de lancer une guerre
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IrakUn chef anti-Qaïda menace de lancer une guerre

Le boss d'une milice anti-Qaïda a averti qu'il reproduirait le même schéma qu'en 2006, si les responsables de la mort de cinq de ses soldats n'étaient pas livrés.

Le chef de Sahwa, la milice anti-Qaïda en Irak, a menacé de lancer une guerre contre les insurgés dans la province d'Al-Anbar (ouest) s'ils ne livraient pas les meurtriers de cinq soldats tués samedi dans des attaques, a rapporté la télévision publique irakienne Al-Iraqiya.

Si les responsables ne sont pas livrés «Sahwa entreprendra les démarches nécessaires et fera ce qu'elle a fait en 2006», a dit Wissam al-Hardane, faisant allusion à la violente répression menée par Sahwa contre Al-Qaïda, fixant un délai de «24 heures aux militants pour livrer les meurtriers de l'armée irakienne». «Si cela n'est pas fait, nous ne resterons pas les bras croisés», a-t-il menacé.

Cinq soldats des renseignements ont été tués samedi près du site où des manifestants sunnites, appuyés par des hommes armés, tiennent depuis quatre mois un sit-in réclamant le départ du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, à Ramadi (100 km à l'ouest de Bagdad), selon un officier de police de la ville, Ali Ghani.

Les accrochages ont éclaté quand un groupe d'hommes armés a arrêté les soldats qui circulaient à bord de deux voitures près du lieu de rassemblement, demandant à ce qu'ils soient fouillés. Un officier supérieur de l'infanterie, Ali Ghidane, a précisé que ces soldats n'étaient pas armés et considéré que tuer des «soldats non armés est un acte lâche».

Rassemblements

Plusieurs dizaines de milliers de sunnites se rassemblent régulièrement depuis fin 2012 à Ramadi. Vendredi, un représentant avait annoncé la formation d'une unité militaire pour défendre leur sit-in.

Sahwa a été formée en 2006, au plus fort du conflit confessionnel qui a suivi l'invasion américaine, sous la houlette de chefs tribaux dans les régions sunnites. Cette milice continue à lutter contre Al-Qaïda, notamment en érigeant des barrages routiers et en patrouillant dans les zones sensibles. Mais elles est également la cible des insurgés sunnites.

Fin janvier, le gouvernement de M. Maliki a augmenté le salaire versé à ses membres, répondant ainsi à l'une des revendications de la communauté sunnite. (afp)

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