Actualisé 30.09.2011 à 09:48

FranceUn chef de la police arrêté pour trafic de drogue

Le N° 2 de la police judiciaire de Lyon a été placé en garde à vue jeudi dans le cadre d'un trafic international de stupéfiants. Des perquisitions ont eu lieu jeudi à Genève.

Le numéro 2 de la PJ lyonnaise est soupçonné de trafic de drogue.

Le numéro 2 de la PJ lyonnaise est soupçonné de trafic de drogue.

Michel Neyret, 55 ans, directeur adjoint de la police judiciaire pour la région de Lyon, deuxième agglomération de France après Paris, a été interpellé jeudi matin chez lui puis placé en garde à vue. L'affaire concerne un trafic international de stupéfiants, vraisemblablement une filière colombienne ou sud-américaine de cocaïne.

Des comptes bancaires à destination de la Suisse, vraisemblablement alimentés par l'argent de la drogue, ont été découverts, orientant également l'enquête vers du possible blanchiment. Selon la TSR, le procureur genevois a effectué des perquisitions dans des établissements bancaires et financiers jeudi suite une demande d'entraide judiciaire française. Le magistrat à confirmé «l'existence à Genève de réseaux d'argent» liés à ce policier.

Michel Neyret a été transféré jeudi en milieu de journée à Paris où il sera à nouveau placé en garde à vue.

L'enquête est menée par des juges parisiens spécialisés dans le grand banditisme et l'IGPN, la «police des polices».

Un proche également

«Une proche» du commissaire Neyret a également été placée en garde à vue, selon une source proche du dossier. On ignorait son identité et sa qualité.

L'arrestation du haut fonctionnaire a provoqué la stupeur dans la police et la justice lyonnaises mais elle pourrait provoquer un «scandale» encore plus grave.

D'autres policiers, «voire des magistrats», pourraient ou devaient être «rapidement mis en cause», ont indiqué des sources policières.

Au fil de leurs investigations et des écoutes, toujours selon ces sources, les juges parisiens et la police des polices ont mis en évidence des «liens entre le grand banditisme» et des policiers, commissaires et officiers.

Certains ont «été balancés par le milieu du grand banditisme», selon l'une des sources, qui incitait pour cette raison «à la prudence», avançant qu'il s'agit de «truands français et italiens».

On peut s'attendre à des surprises

L'enquête pourrait donc «réserver des surprises» et «s'étendre» par exemple à Nice ou à Marseille, dans le sud-est de la France, a-t-on ajouté.

M. Neyret, qui a été en poste à la police judiciaire de Nice, «doit s'expliquer» sur tous ces aspects, a-t-on ajouté. (afp)

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