Mexique: Un chef de police locale assassiné
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MexiqueUn chef de police locale assassiné

Le commandant de police chargé de l'enquête sur la disparition du touriste américain dans le nord-est du Mexique a été découvert assassiné mardi, selon le Parquet.

La disparition de David Hartley reste un mystère

La disparition de David Hartley reste un mystère

Les autorités n'ont toujours pas trouvé trace de David Michael Hartley, touriste américain de 37 ans, attaqué par des inconnus, selon son épouse, sur un lac à la frontière américaine du Texas. Le policier en charge de ce dossier, lui, a été tué mardi.

La mort du commandant Rolando Armando Flores Villegas n'aurait rien à voir avec l'enquête, selon le porte-parole du Parquet de l'État de Tamaulipas, à la frontière américano-mexicaine sur le Golfe du Mexique, Ruben Dario Rios Lopez.

«Il n'existe pas de pistes sur la mort du commandant», a-t-il déclaré à l'AFP. L'assassinat du policier aurait «d'autres motifs» selon d'autres sources proches de l'enquête, qui évoquent la piste d'un cartel de la drogue.

L'épouse de M. Hartley, Tiffany, a affirmé à la police du Texas que son mari avait été blessé par des agresseurs qui leur ont tiré dessus alors qu'ils circulaient à jet-ski sur le Lac du Faucon, une retenue formée par un barrage sur le Rio Bravo, le fleuve qui matérialise la frontière entre les deux pays.

Le porte-parole du Parquet l'a appelée à venir déposer une plainte dans l'État de Tamaulipas, tandis que le gouverneur, Eugenio Hernandez Flores, démentait que des arrestations aient été effectuées dans le cadre de cette enquête, comme la rumeur en circulait.

«Non, ce n'est pas vrai, nous n'avons pas les responsables, nous ne savons même pas ce qui s'est passé», a-t-il déclaré à la presse.

L'État de Tamaulipas est ensanglanté par les affrontements entre le cartel dit «du Golfe» et celui des «Zetas», ses anciens hommes de main devenus ses rivaux. Dans cette région, les «Zetas» sont accusés du massacre de 72 émigrants clandestins fin août, et soupçonnés des meurtres de deux policiers et d'un maire ainsi que de plusieurs attentats à la voiture piégée contre des postes de police et une chaîne de télévision.

La «guerre des cartels» pour le contrôle du trafic de drogue et leurs fusillades contre les forces de l'ordre ont fait 28.000 morts au Mexique depuis fin 2006, date de l'arrivée au pouvoir du président Felipe Calderon, qui a déployé 50.000 militaires pour les affronter. (afp)

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