CHI Genève: «Un cheval épatant, ça aide»
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CHI Genève«Un cheval épatant, ça aide»

Scott Brash a remporté dimanche le Grand Prix du CHI de Genève, deux jours après avoir dominé la finale du top 10.

par
Oliver Dufour
Genève
Déjà vainqueur vendredi de la finale du Top 10, l'Ecossais a remporté dimanche le GP du CHI de Genève.

Déjà vainqueur vendredi de la finale du Top 10, l'Ecossais a remporté dimanche le GP du CHI de Genève.

Il n'y avait rien à faire, ce week-end, pour détrôner le No 1 mondial. Comme plusieurs de ses pairs l'ont relevé à Palexpo, Scott Brash «concourt actuellement sur une autre planète». L'Ecossais, lui, ne se sent pas comme un extraterrestre, malgré son quadruple parcours sans faute (deux manches du top 10, vendredi, une manche et un barrage hier) lors des deux épreuves phares du week-end. «Je suis assurément humain, a-t-il souri. Peut-être que je passe pour un alien à l'oreille, parce que tout le monde ne comprend pas ce que je dis!»

Pour sa première victoire dans l'une des trois manches comptant pour le circuit du Grand Chelem, Brash a pu compter sur l'endurance de son Hello Sanctos, sur lequel il s'était déjà imposé vendredi. «Ça aide de chevaucher un cheval aussi épatant. Je suis tellement chanceux. C'est vraiment le cheval de toute une vie. Après vendredi, ça aurait été logique de faire une croix sur lui pour cette finale, mais il est incroyable.» Sur ce parcours sélectif, la marge du Britannique a pourtant été très fine. En barrage, le Français Roger-Yves Bost, classé 2e, n'est passé qu'à 25 centièmes du bonheur, devant le Suédois Rolf-Göran Bengtsson, à 86 centièmes.

L'excellente surprise suisse est venue d'Alain Jufer, sur Wiveau, un cheval dont la vente avait pourtant été négociée deux semaines plus tôt, avant d'être annulée. Pour sa 10e participation consécutive à Genève, le Jurassien a décroché le 6e rang final. Son meilleur résultat. Steve Guerdat, tenant du titre, n'a pas connu la même réussite avec Nino des Buissonnets (20e), auteur d'une faute sur le 1er parcours. Le public, dont l'affluence a battu des records, pour une édition hors finales de Coupe du monde (40 800 sur quatre jours), avait déjà eu l'occasion de vibrer dans la matinée. En Coupe du monde d'attelage, l'amateur valaisan Jérôme Voutaz a rivalisé avec les maîtres de la discipline pour finir excellent deuxième.

Twitter @Oliver_Dufour

Alain Jufer: «Cest le plus beau jour de ma vie»

En début de semaine, je n'imaginais pas du tout que je pourrais participer à cette finale. Mais à partir de jeudi, j'ai commencé à avoir un bon sentiment, après m'être qualifié lors du premier Grand Prix (ndlr: 12e). On a décidé de laisser mon cheval au repos jusqu'à aujourdhui et ça a payé. Dans le barrage, j'ai décidé de ne pas prendre tous les risques et d'assurer le sans-faute, parce que je savais que ça allait être dur face aux meilleurs cavaliers du monde. Steve Guerdat, qui est un de mes meilleurs amis et qui est toujours avec moi, ma dit: «T'es deuxième à partir. Reste tranquille et tu vas faire un bon résultat. Ça va être super pour toi.» C'est le plus beau jour de ma vie.

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