Valais: Un cheval panique et doit être euthanasié
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ValaisUn cheval panique et doit être euthanasié

Deux équidés d'un hôtel de luxe de Zermatt ont été stressés par un drone, mardi passé. Ils ont fait tomber la calèche qu'ils tiraient. Grièvement blessée, une des bêtes a dû être piquée.

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Leser-Reporter/Alain Senn

Un accident peu banal s'est produit la semaine dernière dans la station valaisanne de Zermatt (VS). «Une calèche avec deux chevaux se trouvait devant l'hôtel lorsque le drone d'un client a survolé les animaux», raconte au «Walliser Bote» Andreas Biner, président de la bourgeoisie à qui appartient le Grand Hotel Zermatterhof. Paniqués, les équidés se sont enfuis et ont fait tomber la calèche pesant environ une tonne et demie. Une des bêtes a subi plusieurs fractures ouvertes. «Le cheval a dû être euthanasié», regrette Andreas Biner.

«Un accident tout à fait exceptionnel»

Le président de la bourgeoisie assure qu'il s'agit ici d'un cas isolé, qui n'aurait pu que très difficilement être prédit. «Il n'y a pas eu d'accidents de calèche à Zermatt au cours des dernières décennies. Celui de mardi dernier est tout à fait exceptionnel.» Les responsables comptent néanmoins engager un conseiller externe pour préparer au mieux les animaux à faire face à ce type de situation.

Les drones font paniquer les animaux

Des appareils survolent régulièrement la région de l'Alpstein, en Suisse orientale. La bagarre entre pro et anti est lancée.

De manière générale, l'utilisation de drones civils est controversée, notamment d'un point de vue sécuritaire et de la protection des données, rappelle le quotidien haut-valaisan. En raison de la popularité de ces gadgets volants et télécommandés, l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) s'est vu contraint de renforcer en 2014 les règles relatives aux vols de drones.

Pas d'autorisation nécessaire pour les drones pesant moins de 30 kg

Romy Biner-Hauser, président de la commune de Zermatt, explique que les drones faisant moins de 30 kilos peuvent voler dans la station sans autorisation préalable: «Nous nous référons aux règles mises en place par l'OFAC.» L'Office de l'aviation civile ne prévoit en effet aucune autorisation pour les gadgets pesant moins de 30 kilos. Reste que le pilote doit avoir un contact visuel avec l'objet à tout moment. Ces drones n'ont pas non plus le droit de survoler des rassemblements de personnes et doivent observer une distance de sécurité de 100 mètres.

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