Actualisé 27.05.2009 à 21:01

genève«Un chien? Aussi dissuasif que deux policiers»

Le député-gendarme Roger Golay estime qu'augmenter le nombre de chiens policiers pourrait faire baisser la criminalité.

de
Didier Tischler

«Le chien présente de nombreux avantages: les dealers en ont peur, son flair permet de dénicher la drogue planquée et il coûte nettement moins cher qu'un humain en uniforme.» Boutade? «Pas du tout», poursuit très sérieusement le gendarme – et député MCG – Roger Golay, affirmant qu'«un chien est aussi dissuasif que deux policiers sur le terrain».

Face à la problématique des dealers, notamment aux Pâquis, le député Olivier Jornot préconise des gendarmes plus nombreux. «Un plus grand nombre de chiens me paraît un bon moyen d'accroître la présence policière, réagit le libéral. Mais je ne suis pas certain que cela soit plus économique, car pour chaque chien, il faut évidemment un maître. Cela dit, toutes les questions techniques et tactiques relèvent de la direction de la police.» Remplacer les gendarmes par des chiens? «C'est une affaire F.B.I.: une fausse bonne idée, ironise Christian Cudré-Mauroux, le commandant de la gendarmerie. Il faut compter plus de deux ans pour former un chien avec son maître. Et n'oublions pas que ce dernier ne travaille qu'avec son animal.»

La brigade spécialisée compte actuellement quatorze chiens opérationnels et sept jeunes, qui sont en formation. Ces chiens et leurs maîtres assurent théoriquement une présence dans différentes missions 24 h sur 24, à tour de rôle. «Dans l'idéal, nous souhaiterions posséder dix-huit chiens actifs, précise le commandant. Un tiers d'entre eux seraient spécialisés en explosifs et les autres en stupéfiants. Tous ces chiens sont aussi compétents pour les recherches de personnes.»

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