Actualisé 13.02.2018 à 08:36

Genève

Un chien meurt après une balade aux Evaux

Le vétérinaire cantonal suspecte une intoxication sans pouvoir l'affirmer.

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mpo
Le vétérinaire cantonal informe que les causes de la mort ne sont pas connues.

Le vétérinaire cantonal informe que les causes de la mort ne sont pas connues.

Keystone/Boris Roessler

«Le service de la consommation et des affaires vétérinaires a pris connaissance le 8 février d'un chien mort suite à une promenade au parc des Evaux à Onex le 26 janvier 2018.» Sur le site internet du Service du vétérinaire cantonal genevois (SCAV), cette annonce fait suite à plusieurs articles parus dans le «20 minutes» et «Le Matin» mentionnant des cas d'intoxication, voire de mort non confirmée, de chiens.

Le SCAV ne s'avance pas sur les causes du décès du canidé fin janvier, il mentionne une «suspicion d'intoxication mortelle». Le vétérinaire cantonal, Michel Rérat explique baser sa communication sur l'annonce qui lui a été faite d'un décès suspect. Il explique néanmoins ne «pas pouvoir fournir plus d'indications sur ce cas, faute d'analyses». Le vétérinaire cantonal ne tisse aucun lien avec les cas relayés par les médias, car aucune autre annonce n'a été faite à son service.

Michel Rérat explique que le SCAV a décidé de communiquer sur sa page internet et en informant les vétérinaires praticiens du Canton par «principe de précaution». Il s'agit d'une procédure habituelle qui vise à rendre attentives les personnes concernées aux dangers et aux règles à respecter en promenade. A savoir, «ne pas toucher le produit suspect mais contacter la police ou le service des espaces verts de la commune pour le signaler, consulter son vétérinaire praticien avec l'animal ayant ingéré le produit et, s'il s'agit d'une intoxication à la mort-aux-rats confirmée, il est important de porter plainte auprès des autorités policières».

En l'état, il n'est pas envisagé de contacter autrement les maîtres que par annonce sur le site du SCAV. «Pour un cas annoncé de suspicion, relève Michel Rérat, il serait disproportionné de contacter individuellement les détenteurs des quelques 30'000 chiens présents à Genève.» Manuel Alonso Unica, président du Mouvement de défense des propriétaires de chiens de Genève (MDPCG), se félicite de savoir que les praticiens sont informés en cas de suspicion. Néanmoins, il estime qu'il faudrait en faire plus pour les propriétaires: «Le SCAV pourrait mieux communiquer sur internet, voire sur les réseaux sociaux. Notre page Facebook est à leur disposition s'ils le souhaitent.»

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