Actualisé 14.06.2015 à 13:27

Tourisme

Un cinquième à un quart des hôtels en danger

L'existence de 20 à25% des établissements hôteliers est en danger du fait de l'impact négatif du franc fort, constate Parahôtellerie. Son président Fredi Gmür pointe aussi du doigt le rôle des banques.

Ces hôtels ont ainsi consenti à des investissements importants pour répondre aux défis sectoriels du futur. Mais, avec l'abandon du cours plancher de l'euro survenu le 15 janvier, les banques ont exigé de nouvelles garanties.

Selon Fredi Gmür, plusieurs hôteliers ont dû, une semaine après l'annonce de la Banque nationale suisse (BNS), procéder à un remboursement partiel dans un délai de 60 jours de leurs hypothèques ou à une élaboration d'une solution ad hoc. «Avec ce constat, les banques se trompent de cibles», déplore-t-il.

Au-delà des difficultés liées à la persistance du franc fort, Fredi Gmür se montre confiant: «Cessons de nous lamenter!» La branche doit s'orienter davantage encore vers les marchés hors de l'Europe et offrir à sa clientèle davantage de qualité et de prestations.

Le président de Parahôtellerie Suisse met en avant les conditions «phénoménales» dont profite la Suisse avec ses paysages. En ce qui concerne la saison estivale, la performance dépendra avant tout du contexte météorologique, estime-t-il. (ats)

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