Erikson, rappeur fribourgeois: Un clip en Thaïlande pour conquérir la France
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Erikson, rappeur fribourgeoisUn clip en Thaïlande pour conquérir la France

A part Stress, les rappeurs romands ne bénéficient que de maigres budgets. Et pourtant Erikson est allé en Thaïlande pour tourner le clip de son prochain single avec lequel il espère conquérir le marché français.

par
Fabrice Aubert

Pour son troisième album, le rappeur fribourgeois Erikson a la chance d'avoir signé avec le label américain Anarchy Entertainment, filiale de Violator Managment (50 cent, P.Diddy, Busta Rhymes, Swiss Beatz). «Très présents aux États-Unis, ils veulent attaquer le marché francophone», nous explique Erikson. Mais les rappeurs français étant déjà liés à des labels, leur choix s'est porté sur le Fribourgeois pour attaquer la France et la Suisse.

Mais percer en France pour un artiste helvétique n'est pas une mince affaire, particulièrement dans le rap déjà surchargé en nombre de groupes. Pour y arriver, Erikson mise sur sa nombreuse famille présente aux quatre coins de l'Hexagone et sur deux featurings de choix avec des rappeurs français proches de Booba.

Pour que l'opération soit un succès, le label a décidé de miser sur un clip à gros budget accompagnant la sortie du single «Up», produit par un jeune talent, Do-Missile. Il a fallu près de 80 000 francs (billets d'avions et logements compris) pour réaliser le clip dont le but est de «faire rêver les gens en visant toujours vers le haut», selon le rappeur de 26 ans.

Erikson a en effet désiré aller tourner cette vidéo en Thaïlande, réalisant ainsi un rêve. «J'y vais fréquemment en vacances pour voir ma famille et surtout c'est un vieux rêve que j'ai depuis une dizaine d'années», avoue-t-il. Sur place, tout s'est d'ailleurs très bien passé puisque le rappeur est un habitué des lieux: «A Phuket je suis comme chez moi, tout le monde me connait depuis que j'ai de 17 ans donc ça été très facile. De plus nous avions eu l'autorisation du Maire de la ville et la police était avec nous pour aider à bloquer les routes et les plages».

Le premier jour, un camion s'est renversé

Si le tournage s'est bien passé, l'équipe a frôlé la catastrophe puisque le premier jour de tournage le camion transportant les lumières s'est renversé sur la route. «Jihad Kahwajy (JKP Studio) le réalisateur du clip a directement contrôlé le matériel à l'intérieur. Le camion était détruit mais le matériel intact. Ouf!», se rappelle Erikson.

Il faudra attendre le milieu du mois de février pour découvrir, en exclusivité sur 20 minutes online, le clip terminé ainsi que le making-of vidéo. Un peu plus tard, Erikson dévoilera un deuxième clip, également tournée en Thaïlande, mais uniquement dans une boîte de nuit.

Et au courant du printemps sortira la troisième album d'Erikson. Déjà terminé, le disque est produit, notamment, par Nelson, un autre Fribourgeois ayant travaillé sur le dernier album de Kamini, comme nous vous le révélions.

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