Un jeune sur quatre concerné: Un clip vidéo pour lutter contre l’anxiété chez les jeunes

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Un jeune sur quatre concernéUn clip vidéo pour lutter contre l’anxiété chez les jeunes

Une trentaine de jeunes a collaboré au clip réalisé par l’Aide suisse à la jeunesse et aux familles (ASJF). L’objectif: briser les tabous et inciter les personnes concernées à demander de l’aide.

L’anxiété serait le problème d’ordre psychique le plus récurrent chez les jeunes, d’après les dernières études. En Suisse, près d’un jeune sur quatre déclare en souffrir. Or, trop souvent, le trouble est minimisé ou ignoré en raison de ses symptômes peu visibles et les jeunes peinent à en parler ou à demander de l’aide. C’est le constat tiré par l’Aide suisse à la jeunesse et aux familles (ASJF).

Lever les tabous

Comme l’explique Yannick Boillod, vice-président de l’organisation, «l’adolescence est une période pleine de remises en question. Les jeunes sont particulièrement vulnérables face à l’anxiété que peut provoquer l’instabilité du monde qui les entoure. Il est donc crucial de lever les tabous liés aux troubles anxieux et de normaliser le recours aux ressources d’aide afin de donner aux jeunes les clés pour réagir.»

Souvent, les symptômes de l’anxiété ne sont que peu ou pas visible, ce qui n’empêche pas la souffrance d’être bien réelle. C’est pour ces raisons que l’ASJF a décidé de réaliser un clip de sensibilisation avec l’objectif de faire prendre conscience du problème et d’informer sur les ressources d’aide à disposition.

Participation des jeunes

Réalisé dans le cadre du projet Appel d’air de Pro Junior Arc jurassien en collaboration avec le Centre Neuchâtelois de Psychiatrie –enfance et adolescence (CNPea), le clip a été réalisé avec la participation des jeunes romands. Une trentaine d’entre eux ont ainsi partagé leur expérience et leur vision de l’anxiété tout au long du processus de création afin de concevoir un scénario proche de ce qu’ils vivent. La vidéo sera diffusée sur les réseaux sociaux, au cinéma et lors d’actions sur le terrain.

Surtout, l’objectif est de faire comprendre aux adolescents qu’ils ne doivent pas attendre de faire une crise pour demander de l’aide. L’ASJF conseille d’en discuter avec un proche ou d’appeler le 147, car «partager son ressenti suffisamment tôt est déterminant pour éviter que la situation s’aggrave et que le quotidien devienne invivable».

Symptômes de l’anxiété

L’anxiété peut se traduire par des agitations, des tremblements, une sensation de boule au ventre, mais ces symptômes varient d’une personne à l’autre. La crise d’angoisse est l’une des manifestations les plus impressionnantes de l’état anxieux. Elle prend la forme d’épisodes de panique intenses et soudains qui peuvent déclencher des symptômes physiques violents s’apparentant parfois à une crise cardiaque. On peut citer par exemple les difficultés respiratoires, l’accélération du rythme cardiaque ou la sensation d’évanouissement.

Déprimé, anxieux ou inquiet pour un proche?

  • La Main Tendue (adultes, 24/7): 143

  • Pro Juventute (jeunes, 24/7): 147

  • ciao.ch (11-20 ans) et ontécoute.ch (18-25 ans)

  • Trouver le bon interlocuteur pour un enjeu en particulier: santepsy.ch

(comm/mat)

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