Rapports sexuels en pleine nature: «Un club échangiste sans femme de ménage»
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Rapports sexuels en pleine nature«Un club échangiste sans femme de ménage»

Une Saint-Galloise en a marre de trouver des préservatifs et des mouchoirs utilisés tous les deux mètres lorsqu'elle se balade en forêt à Kriessern. La police connaît la problématique.

par
taw/ofu
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«On aurait dit un club échangiste où l'on a oublié d'engager une femme de ménage!» Une Saint-Galloise a fait part de son dégoût, lundi sur Facebook. Comme souvent, la femme de 33 ans se promenait en début de semaine dans une zone boisée à Kriessern (SG) avec son chien. Si en hiver, l'endroit est propre, avec le retour des beaux jours il ne l'est plus. Selon elle, des préservatifs et des mouchoirs usés jonchent le sol tous les deux mètres.

«Chers messieurs, ça m'est vraiment égal de savoir qui couche avec qui et où.. à condition de ne pas devoir y assister», écrit-elle sur le réseau social. La trentenaire explique ensuite qu'elle comprend tout à fait que certaines personnes aiment s'amuser en forêt lorsqu'il fait beau. Mais: «Vous êtes assez âgés pour coucher ensemble alors soyez aussi assez grands pour emporter vos déchets et ranger derrière vous! Vous n'êtes pas les seuls à utiliser la forêt.»

Sa publication a été commentée de nombreuses fois. La problématique est bien connue dans la région. La forêt serait particulièrement prisée des hommes. «Les personnes du coin ne vont même plus dans cet endroit à cause de ça», commente ainsi un internaute. «Je suis de Kriessern et je connais le problème depuis mon enfance. Quand nous étions petits, nos parents nous interdisaient même de jouer dans la forêt», écrit une autre.

Contactée par «20 Minuten», la police cantonale saint-galloise confirme elle aussi être au courant de la problématique. Le porte-parole Gian Andrea Rezzoli précise cependant que personne n'est venu se plaindre officiellement. Malgré tout, les forces de l'ordre y effectuent régulièrement des contrôles.

Pour la trentenaire, ce n'est pas suffisant. Selon elle, le problème n'est pas assez pris au sérieux. Elle demande non seulement à la police, mais aussi à la commune de prendre des mesures. Cette dernière a fait construire au cours des dernières années un parcours Vita et une piste cyclable pour rendre la zone boisée un peu attrayante pour les couples... visiblement sans succès.

Situation semblable à Zurich

En jui 2015, Alexander Jäger, président de l'association du quartier zurichois de Höngg, avait poussé un coup de gueule similaire: «Certains ne se donnent même pas la peine de se cacher. Même quand il y a des enfants à proximité.» Il dénonçait alors les couples venant faire des galipettes sur la Werdeinsel, petite île située au nord-ouest de la ville des bords de la Limmat.

Informée à l'époque du problème, la police avait rappelé que les rapports sexuels dans l'espace public ne sont pas formellement interdits par la loi (lire encadré).

Ce que dit la loi

Si les rapports sexuels dans l'espace public ne sont pas en soi prohibés, les personnes souhaitant s'amuser en plein air doivent néanmoins respecter l'article 198 du Code pénal suisse. Selon celui-ci, toute personne «qui cause du scandale en se livrant à un acte d'ordre sexuel en présence d'une personne qui y aura été inopinément confrontée est puni d'une amende». Le montant de la prune n'est pas fixé par la loi et doit être décidé au cas par cas.

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