Baseball - Un club en garde partagée
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BaseballUn club en garde partagée

Le concept peut paraître inimaginable. Pourtant, les Rays de Tampa Bay pourraient jouer leurs premiers matches d’une saison en Floride, puis les suivants à Montréal.

par
Claude-Alain Zufferey
Sportivement les Rays ne sont pas à terre. Au contraire, ils sont déjà qualifiés pour les séries finales.

Sportivement les Rays ne sont pas à terre. Au contraire, ils sont déjà qualifiés pour les séries finales.

AFP

Les Rays de Tampa Bay sont actuellement en tête de la Ligue américaine de baseball, l’une des deux divisions, avec la Ligue nationale, qui composent la Major Ligue Baseball (MLB).

La franchise se porte bien. Elle est déjà qualifiée pour les play-off et participera à ces séries finales pour la troisième année de suite, alors qu’elle s’appuie sur une masse salariale trois fois inférieure à celle de certains de ses adversaires.

Mais voilà, l’équipe est basée à St Petersburg, en Floride, l’un des marchés de baseball les moins favorables du circuit. Sur l’avenue bordant son stade, le Tropicana Field, les restaurants et les boutiques sont nombreux. En revanche, les drapeaux des Rays sont rares.

Malgré la mise en vente de produits pour les prochains play-off, la boutique du stade reste vide. L’engouement n’y est pas et la franchise n’a attiré que 9000 spectateurs en moyenne durant cette saison, alors qu’elle domine la ligue. C’est la 27e pire affluence sur les 30 équipes de MLB.

Chercher de l’argent ailleurs

Cette situation a donc donné l’idée au propriétaire du club, Stuart Sternberg, d’explorer d’autres pistes et de proposer une équipe en garde partagée avec Montréal. Cela lui permettrait d’avoir d’autres sources de rentrées financières: plus de droits TV et la possibilité d’augmenter le prix des billets, puisque l’équipe disputerait moins de rencontres à domicile.

Les fidèles supporters de Floride ainsi que les actionnaires minoritaires du club voient cette garde partagée d’un très mauvais œil. Ils ont d’ailleurs attaqué en justice Stuart Sternberg, qu’ils accusent de mener des négociations avec le Canada depuis 2014, sans les avoir consultés.

Le Québec pas vraiment convaincu

La MLB aimerait bien que le baseball de haut niveau revienne au Québec. Mais là aussi, les amateurs de sports ne sont pas vraiment convaincus par cette idée. Seuls quelques hommes d’affaires sont à fond derrière ce projet.

Et pourtant, selon les informations des médias québécois, d’importantes nouvelles concernant le baseball vont être annoncées après les élections municipales du 7 novembre prochain

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