BBC Monthey: Un «club sans tête», sans coaches et sans réponses
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BBC MontheyUn «club sans tête», sans coaches et sans réponses

Vendredi soir, les Chablaisiens attaquent les play-off sans six de leurs cadres, suspendus. «C'est un lynchage», clame le président, Christophe Grau.

par
Mathieu Aeschmann
Le boss du club oscille entre colère et incompréhension, après les événements de la finale de Coupe, le 8 avril.

Le boss du club oscille entre colère et incompréhension, après les événements de la finale de Coupe, le 8 avril.

Keystone/Jean-christophe Bott

Que s'est-il donc passé après la finale de la Coupe de Suisse, remportée in extremis par les Lions de Genève? Face à des versions irréconciliables, la procédure s'étire et le BBC Monthey attaque son quart de finale contre Lausanne sans président ni vice-président, sans ses entraîneurs ni son duo d'Américains Humphrey et Young, tous suspendus.

«Et on ne sait toujours pas pourquoi, insiste le vice-président, Christophe Roessli. Je ne dis pas que nous n'avons rien fait. Mais il n'y a eu aucune violence physique et la procédure traîne. Aujourd'hui, on est un club sans tête et on ne comprend pas pourquoi.»

Au coeur de l'incompréhension, le délai de cinq jours accordé par le juge unique à Swiss Basketball pour réagir à leur défense. «C'est un ping-pong logique, affirme le président, Giancarlo Sergi. Malgré des faits clairs, Monthey a balayé toutes les accusations. Le juge avait besoin de précisions pour se déterminer.» Sur les faits, justement, le BBC Monthey reconnaît «les insultes des joueurs sur le seuil du vestiaire arbitral» et, de facto, la sortie douteuse du président Grau sur Rhône FM. Les coaches? «Ils réclamaient de visionner la vidéo.» Le vice-président? «Je me plaignais d'une erreur liée au sponsoring.»

Dans l'attente du verdict, Sergi parle de «victimisation» et Christophe Grau de «lynchage». Une guerre des mots qui coûte cher à Monthey. Même si la signature de Mike Efevberha lui met du baume au cœur.

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