Actualisé 02.10.2009 à 09:39

Matériel de guerre

Un comité bourgeois part en guerre contre les licenciements

Plus de 10'000 places de travail seraient menacées par une interdiction d'exporter du matériel de guerre.

Le comité bourgeois contre l'initiative du GSsA en votation le 29 novembre va axer sa campagne pour le «non» sur l'emploi.

Tout en reconnaissant que d'autres arguments militaient pour un rejet de l'initiative, le comité n'a prévu pour l'instant que des affiches centrées sur les pertes d'emplois. «On choisit les armes avec lesquelles on veut combattre: on veut que le peuple vote 'non' et c'est le chomâge qui le préoccupe le plus», a expliqué le conseiller aux Etats Jean-René Fournier (PDC/VS) vendredi devant la presse.

En sus du PRL, de l'UDC, du PDC et du PBD, les milieux économiques ainsi que les organisations de milice vont faire campagne pour le rejet de l'initiative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA).

Ce texte vise à interdire l'exportation et le transit de matériel de guerre, de biens militaires spécifiques - comme les avions d'entraînement ou les simulateurs - ainsi que des biens immatériels qui y sont liés. Elle prohibe aussi le courtage et le commerce de ces biens si leur destinataire est à l'étranger.

Les armes de chasse et les armes de sport, les appareils servant au déminage humanitaire et les biens exportés temporairement par des autorités suisses ne seraient pas soumis à l'interdiction.

(ats)

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