Un commerce du centre pris d'assaut par les syndicats
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Un commerce du centre pris d'assaut par les syndicats

GENEVE – Unia reproche sa politique salariale à la direction de Mode Discount Plus. Elle serait «inadmissible».

Le syndicat persiste et signe! Dix jours après l'action menée contre la succursale de Zara à la place du Molard, un «commando» de sept personnes a investi hier un magasin de vêtements, cette fois à la rue de Carouge. But de l'opération? Dénoncer des conditions salariales jugées inadmissibles. «Il est impossible de vivre à Genève avec un salaire de 3200 fr., s'indigne Jamshid Pournapir, délégué d'Unia. «Quatre des cinq employées non qualifiées touchent ce traitement inférieur de 10% au tarif de la convention collective», assure le syndicaliste. Pire, l'enseigne ne voudrait pas payer l'assurance perte de gain. «Cela fait six ans que je travaille ici à plein temps, explique une employée, et mon salaire n'a jamais bougé.» Menacé par un préavis de grève voté à l'unanimité, l'employeur dispose de 48 h pour régulariser la situation. Malgré nos tentatives, il n'a pas pu être joint.

A Lausanne, Unia n'a pas connaissance de pratiques similaires dans la boutique Mode Discount Plus. Mais Fabienne Millioud, responsable du commerce de détail sur le canton de Vaud, promet de se rendre sur place aujourd'hui. Elle met en lumière une particularité lausannoise: «La Ville ne dispose d'une convention collective de travail pour les commerces que depuis juillet 2006. Depuis cette date, nous avons constaté que certains magasins ne respectent pas les salaires minimaux. Des contrôles vont commencer ce mois-ci.»

Shahïn Ammane/ros

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