Nations unies: Un commissaire dénonce la situation en Asie

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Nations uniesUn commissaire dénonce la situation en Asie

Le Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme s'est déclaré «consterné» par l'attitude de trois pays du sud-est asiatique qui refoulent des migrants affamés.

Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a estimé vendredi à quelque 6000 le nombre de personnes actuellement sur des bateaux en perdition dans le sud-est asiatique. Il s'est également dit «consterné» par la situation actuelle.

Le Haut commissaire a demandé à la Thaïlande, à la Malaisie et à l'Indonésie de ne pas envenimer la crise et d'accueillir ces migrants, alors que les organisations humanitaires dénoncent le jeu de «ping pong humain» auquel se livrent ces trois pays.

Il a souligné que «quelque 6000 migrants Rohingyas et Bangladais seraient toujours bloqués en mer, dans des conditions précaires». Les défenseurs des droits de ces exilés estimaient jusqu'ici leur nombre à quelque 8000.

Le prince Zeid a rendu hommage à l'Indonésie qui a autorisé l'entrée de 582 migrants dimanche dernier, et à la Malaisie pour avoir permis à 1018 migrants de débarquer le lendemain, mais a souligné que d'autres bateaux ont été refoulés depuis.

«Je suis consterné par les informations selon lesquelles la Thaïlande, l'Indonésie et la Malaisie sont en train de refouler en mer des bateaux remplis de migrants vulnérables, ce qui provoquera inévitablement des morts», a-t-il dit. «Il faut se concentrer sur la façon de sauver des vies, et non les mettre en danger», selon lui.

D'après l'ONU, plus de 25'000 personnes ont fait le voyage depuis le sud du Golfe de Bengale entre janvier et mars de cette année.

Droits à préserver

Le prince Zeid s'est également alarmé des menaces de certains pays de criminaliser les migrants et les demandeurs d'asile arrivés illégalement. Il a estimé que leurs droits devraient être préservés «indépendamment de leur statut légal, de la façon dont ils sont arrivés aux frontières, ou de leur lieu de départ».

Il a aussi appelé à une action plus musclée contre les trafiquants qui seraient responsables de tortures des migrants et de nombreux abus. (ats)

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