France: Un condamné d'«Air Cocaïne» sort de prison
Actualisé

FranceUn condamné d'«Air Cocaïne» sort de prison

Christophe Naudin, qui avait aidé à la fuite des deux pilotes français de l'affaire «Air Cocaïne», est sorti de prison samedi pour raisons médicales.

Le Français Christophe Naudin, transféré en France après sa condamnation par la justice dominicaine pour son rôle dans l'affaire dite «Air Cocaïne», est sorti de prison samedi pour raisons médicales, a-t-on appris auprès de l'administration pénitentiaire. «Christophe Naudin est sorti à 10H15 ce matin. Il bénéficie d'une suspension de peine pour raisons médicales, dans le cadre d'une libération conditionnelle», a indiqué l'administration pénitentiaire.

«C'est une très bonne nouvelle. Cela a été une procédure longue et il va maintenant pouvoir se reposer et se soigner», a déclaré à l'AFP Stephen Monod, l'avocat de l'expert en sûreté aéronautique.

Condamné à cinq ans de prison par la justice dominicaine pour son rôle dans la fuite de deux pilotes français, Christophe Naudin avait été transféré le 16 février en France pour y purger sa peine.

680 kilos de cocaïne

L'affaire dite «Air Cocaïne» avait débuté dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand deux pilotes français Bruno Odos et Pascal Fauret avaient été interpellés avec plusieurs personnes dont deux autres Français à Punta Cana.

Le Falcon 50 qu'ils pilotaient s'apprêtait alors à décoller pour Saint-Tropez, dans le sud-est de la France, avec 680 kilos de cocaïne à son bord.

Condamnés à 20 ans de prison par la justice dominicaine, les deux pilotes avaient pris la fuite dans des conditions rocambolesques en octobre 2015, avant leur procès en appel, avec notamment l'aide de Christophe Naudin.

L'expert, aujourd'hui âgé de 55 ans, n'a jamais caché sa participation à l'évasion qui devait, selon lui, réparer un «déni de justice».

Extradé en mars 2016 d'Egypte, où il effectuait une mission, vers Saint-Domingue, il y a été incarcéré et condamné à cinq ans de prison et 33.000 dollars d'amende. Son état de santé s'était «considérablement dégradé» en détention, selon un comité de soutien. «Il a pour seule obligation de se soigner», a précisé Me Monod, expliquant que son client avait bénéficié d'un aménagement de peine pour raisons de santé mais aussi parce qu'il était éligible à un aménagement de peine. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion