Actualisé 19.01.2010 à 14:42

Raphaël Comte

Un conseiller aux Etats encore chez papa et maman

Le Neuchâtelois Raphaël Comte siègera sous la coupole de Berne, en remplacement du conseiller fédéral Didier Burkhalter. A 30 ans, le plus jeune conseiller aux Etats répond aux questions de 20 minutes online.

de
Catherine Bex

Comment avez-vous fêté votre élection au Conseil des Etats?

Raphaël Comte: Les résultats sont tombés entre 15h et 17h30, j'ai donc fêté avec notre stamm du Parti libéral radical. Puis j'ai été accaparé par les médias. En soirée, j'en ai profité pour répondre aux messages et sms de félicitations que j'avais reçus. J'ai donc fêté calmement.

Que représente la politique dans votre vie?

Elle a rapidement eu une place importante dans mon existence. Je me suis engagé dès 18 ans en politique. C'est une passion, mais une passion très envahissante, car je suis rapidement devenu président du Parti radical neuchâtelois, entre 2004-2008, soit un travail de 20 à 30 heures par semaine, sans compter mon poste de député et le travail en commissions. Un poste finalement à temps complet.

Avez-vous des hobbies en dehors de la politique?

J'aime bien la lecture, notamment la littérature française, les auteurs du 19e siècle. Au niveau du sport, j'ai fait du football dans ma jeunesse, mais j'ai rapidement arrêté. Je suis à présent devenu supporter de Neuchâtel Xamax. Dès 2009, comme bonne résolution anticipée, j'ai aussi commencé le fitness, deux à trois heures par semaine. C'est une question de discipline ; il faut presque inscrire sa séance à l'agenda pour s'y tenir, mais c'est possible. J'aime aussi beaucoup le théâtre. J'essaie d'aller voir un spectacle deux à trois fois par mois.

Et la vie sentimentale dans tout cela?

La politique me laisse peu de place, mais c'est tout à fait possible ; c'est une question de personne. Je suis pour l'instant célibataire, mais je n'ai pas fait vœux de célibat. La politique, ce n'est pas un sacerdoce.

Sortez-vous le soir?

J'ai des séances en soirée et je vais volontiers boire un verre ensuite, mais je ne bois pas d'alcool. Je suis plus efficace le soir, entre 23 heures et 2 à 3 heures du matin. Souvent, les gens s'étonnent de recevoir des mails à 2 heures, mais c'est le moment où je carbure à fond.

Et les études? Mises de côté durant ces années?

Je termine mon mémoire de droit, à Neuchâtel ; j'ai déjà écrit quelque 80 pages. C'est vrai qu'il m'est un peu difficile de tout concilier. Professionnellement, je n'ai pas encore une vision bien arrêtée pour la suite. J'envisage un doctorat ou de l'enseignement. Ou alors bifurquer dans le journalisme ; j'aime beaucoup écrire. C'est donc aussi une option possible.

Vous êtes, je crois, toujours chez vos parents. Un syndrome de Tanguy?

(Rires) Non, j'ai une chambre à Zurich depuis quelques années pour apprendre l'allemand. Je n'aurais pas pu assumer une autre chambre sur Neuchâtel. C'est donc un choix. Il n'y a d'ailleurs pas de promiscuité avec mes parents ; j'ai un étage quasiment pour moi seul dans la maison familiale. Et dans ma journée-type, je suis rarement à la maison avant la soirée.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!