Vevey (VD): conseiller financier accusé par ses clients

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Vevey (VD)Un conseiller financier accusé de s’être emparé des économies de ses clients

Les victimes se seraient fait délester de dizaines, voire de centaines de milliers de francs par l’homme en qui elles avaient confiance. 

Les victimes présumées donnaient leur argent à l’accusé en toute confiance (image d’illustration).

Les victimes présumées donnaient leur argent à l’accusé en toute confiance (image d’illustration).

Getty Images/500px

Mardi s’est ouvert à Vevey le procès d’un spécialiste de la finance. Tantôt comptable, tantôt conseiller en assurance ou fiduciaire, mais aussi personnalité publique connue dans la région, il est accusé par une dizaine de plaignants de les avoir délestés des économies d’une vie. Certains pensaient contracter une prévoyance vieillesse, d’autres que leur argent serait investi dans une promotion immobilière ou des placements, explique «24 heures». Tous ont en commun la confiance qu’ils plaçaient en cet homme qu’ils connaissaient de longue date – pour quelques-uns, depuis les bancs de l’école – au point de se contenter parfois d’un simple accord oral.

Mais le conseiller financier a considéré qu’il s’agissait de prêts dont il pouvait disposer à sa guise et l’argent, des dizaines ou des centaines de milliers de francs à chaque fois, s’est volatilisé. Au total, le préjudice serait de 2,8 millions de francs. Pour sa défense, il explique avoir vu trop grand en ouvrant des bureaux dans plusieurs grandes villes de Suisse romande, relate le quotidien vaudois. Il aurait été dépassé par la situation. L’accusé charge aussi son propre frère, qui avait notamment la responsabilité de rédiger les contrats. Le Ministère public l’a pourtant blanchi dans le cadre de son enquête et l’homme a usé de son droit à ne pas témoigner contre un proche. Il était donc absent des débats.

Mercredi matin, le procureur a requis 5 ans de prison contre le comptable. Les chefs d’accusations retenus sont:  l’escroquerie par métier, l’abus de confiance, le faux dans les titres, l’infraction à la loi sur la concurrence déloyale et l’infraction à la loi fédérale sur la protection des marques, détaille «24 heures». Tous ces délits sont passibles de l’envoyer derrière les barreaux. De plus, selon le Ministère public, le fait d’avoir exploité la confiance des victimes par «pur égoïsme» est un aggravant.

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(XFZ)

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