Actualisé 04.04.2008 à 16:19

Un conseiller municipal sous les verrous

Jean-Claude Doriot, membre de l'exécutif communal de Montreux (VD), fait l'objet d'une enquête pénale.

La municipalité, qui l'a annoncé vendredi dans un communiqué, précise que Jean-Claude Doriot a été arrêté sur mandat du juge d'instruction.

Ce conseiller municipal socialiste, à la tête de la direction de l'urbanisme et des sports depuis environ huit ans, a été arrêté sur la base d'une dénonciation privée, a expliqué à l'ATS le syndic de Montreux, Pierre Salvi. L'enquête, pour corruption passive et acceptation d'un avantage, devra établir si les faits ont un lien avec son mandat public, a-t-il ajouté, se refusant à donner plus de précision.

L'exécutif rappelle le principe de la présomption d'innocence. Une suppléance a été mise en place au sein de la municipalité, ses dossiers étant pris en charge par un de ses collègues.

Un architecte inculpé

Un architecte a également été entendu par les inspecteurs de la brigade financière de la police de sûreté vaudoise. Inculpé de corruption active et d'octroi d'un avantage, il n'a pas été arrêté, précise le communiqué.

Pour l'heure, la brigade financière poursuit son enquête et ne donne aucun renseignement complémentaire. (ats)

Le syndic de Montreux se dit « consterné »

« Jamais de ma vie, je n’aurais imaginé être confronté à pareille situation. » Syndic de Montreux, Pierre Salvi est sous le choc de l’arrestation, mercredi, de son collègue municipal Jean-Claude Doriot : « C’est une situation terrible à vivre. On ne peut pas être préparé à cela.» L’élu tient toutefois à rappeler la présomption d’innocence. «La personne a été arrêtée et inculpée. Elle n’a pas été jugée. » Sur l’affaire, Pierre Salvi dit ne pouvoir en dire plus. « C’est beaucoup trop tôt. Et il y a le secret de l’enquête. Le juge ne nous a pas donné d’informations.»

Pour le syndic, l’Exécutif de Montreux n’a rien à se reprocher. «Un Municipal est inculpé, cela veut dire que les six autres ne le sont pas. Et si cette personne a bénéficié d’avantages indus, ce n’est en aucun cas la Municipalité dans son entier qui a failli. Il faut distinguer l’institution et les personnes.» Et le syndic de conclure : «Nous prêtons le serment de respecter la loi. Si certains se parjurent et sont sanctionnés, c’est très bien ainsi.»

Sébastien Jost

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