Manifs à Zurich - Un conseiller national socialiste sous le coup d’une plainte pénale

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Manifs à ZurichUn conseiller national socialiste sous le coup d’une plainte pénale

Un groupement anti-mesures Covid a déposé une plainte contre Fabian Molina pour sa participation à un rassemblement antifasciste qui a débordé le 12 février à Zurich.

Deux manifs non autorisées ont donné du fil à retordre aux autorités et provoqué des débordements à Zurich le 12 février. Le conseiller national socialiste zurichois Fabian Molina, 31 ans, a participé à la contre-manifestation d’un rassemblement de coronasceptiques pour dénoncer les liens de ces derniers avec l’extrême droite. L’élu a notamment partagé des photos de lui dans le cortège des antifas sur les réseaux sociaux.

Le conseiller national zurichois Fabian Molina (PS) a participé à la contre-manifestation antifasciste le 12 février à Zurich, comme le montre une photo publiée sur Instagram.

Le conseiller national zurichois Fabian Molina (PS) a participé à la contre-manifestation antifasciste le 12 février à Zurich, comme le montre une photo publiée sur Instagram.

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Selon «20 Minuten», la plainte pénale contre le conseiller national porte sur la participation à une manifestation non autorisée et la violation de l’interdiction de se masquer le visage. Elle a été déposée par le groupe de policiers «Wir für euch», qui critique les mesures anti-Covid-19. Elle a été motivée par des photos publiées sur le compte Instagram de Fabian Molina. Le Ministère public zurichois confirme avoir reçu une plainte qui doit désormais être examinée.

«Un devoir de protester»

«Lorsqu’un conseiller national minimise les débordements de l’extrême gauche et tente de les légitimer en invoquant la lutte contre les nazis, cela ne peut pas être accepté dans une démocratie», argumente le groupement anti-mesures mercredi dans un communiqué. Selon ce dernier, la plainte pour non-respect de l’interdiction de se masquer le visage se justifie, car tous les participants du camp de gauche portaient un masque alors que le rassemblement était en plein air. Ce n’était donc pas justifié pour des raisons épidémiologiques, estiment les plaignants.

Le politicien visé a pris connaissance de la dénonciation, a-t-il confirmé à «20 Minuten». «J’ai confiance dans l’État de droit», déclare notamment le politicien socialiste. Il admet avoir participé à la manifestation de Zurich. «Si des fascistes prennent de l’espace, c’est le devoir de tous de protester», se justifie-t-il.

Selon la police municipale de Zurich, 41 personnes au total ont été arrêtées le 12 février. Trois personnes seront dénoncées pour violence et menaces. Trois policiers ont été légèrement blessés.

(sos/jba)

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