Actualisé 21.09.2017 à 14:17

EspagneUn coup a été porté au référendum catalan

Le gouvernement séparatiste a reconnu que l'opération policière de la veille a «altéré» l'organisation d'un référendum d'autodétermination interdit.

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Six des neuf dirigeants indépendantistes catalans emprisonnés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne vont être transférés dans des prisons de la région. (Lundi 2 juillet 2018)

Six des neuf dirigeants indépendantistes catalans emprisonnés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne vont être transférés dans des prisons de la région. (Lundi 2 juillet 2018)

AFP
L'indépendantiste Quim Torra a finalement renoncé à nommer quatre «ministres» emprisonnées ou exilés depuis la tentative de sécession de la Catalogne. (Mardi 29 mai 2018)

L'indépendantiste Quim Torra a finalement renoncé à nommer quatre «ministres» emprisonnées ou exilés depuis la tentative de sécession de la Catalogne. (Mardi 29 mai 2018)

AFP
Carles Puigdemont a annoncé d'Allemagne jeudi qu'il renonçait à redevenir le président de la Catalogne et a désigné un nouveau venu en politique, Quim Torra, candidat à sa succession. (Jeudi 10 mai 2018)

Carles Puigdemont a annoncé d'Allemagne jeudi qu'il renonçait à redevenir le président de la Catalogne et a désigné un nouveau venu en politique, Quim Torra, candidat à sa succession. (Jeudi 10 mai 2018)

AFP

Quatorze hauts responsables du gouvernement de la Catalogne ont été détenus.

«Il est évident que les règles du jeu ont été altérées», a déclaré jeudi à la télévision catalane TV3 le vice-président du gouvernement Oriol Junqueras.

La garde civile espagnole a détenu mercredi 14 hauts responsables du gouvernement de la Catalogne, une région de 7,5 millions d'habitants de plus en plus divisée entre indépendantistes et partisans d'un maintien en Espagne. Sur la liste figurait Josep Maria Jové, le bras droit d'Oriol Junqueras, chef du parti ERC, gauche républicaine de Catalogne .

Cette opération a été assortie de nombreuses perquisitions, notamment dans un entrepôt à une cinquantaine de kilomètres de Barcelone où les forces de l'ordre ont saisi près de 10 millions de bulletins de vote. Elle a suscité une vague de manifestations de militants séparatistes, notamment à Barcelone, contre la politique »répressive«, de l'Etat central.

Idée soutenue

L'opération était présentée jeudi par plusieurs quotidiens comme un coup décisif porté à l'organisation logistique du référendum que la Cour constitutionnelle espagnole a interdit.

Le fait que ce référendum «ne peut avoir lieu dans les circonstances que nous aurions souhaitées est évident car nous aimerions que tous les citoyens de ce pays puissent circuler sans être arrêtés», a déclaré Oriol Junqueras. «Il est évident que nous ne sommes pas en mesure de voter comme d'habitude», a-t-il ajouté alors que depuis des mois le gouvernement séparatiste assurait avoir tout mis en place pour que ce scrutin soit crédible et puisse être reconnu.

Mais, a-t-il nuancé en s'engageant à tout faire pour que le scrutin ait bien lieu le 1er octobre, «je suis convaincu qu'une majorité de citoyens de ce pays (la Catalogne) veulent voter».

Les Catalans soutiennent en effet à plus de 70% l'idée d'organiser un référendum en bonne et due forme, avec l'accord du gouvernement central, pour savoir si une majorité de la population veut l'indépendance.

Mais le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, accusé d'immobilisme par ses adversaires, martèle depuis 2012 qu'il ne peut négocier un tel scrutin «illégal», et qui n'est pas prévu par la Constitution. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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